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Nationale

Crise au parlement: Bouhadja aurait cédé

Crise au parlement: Bouhadja aurait cédé

Après un long feuilleton de blocage et de polémiques, Said Bouhadja aurait jeté l’éponge. Il ne serait plus le président de l’Assemblée populaire nationale qui chapeautera la prochaine élection présidentielle.
Selon plusieurs personnes qu’il a rencontrés ce dimanche dans la journée, Bouhadja aurait confirmé qu’il a l’intention de quitter son poste définitivement et qu’il mettra fin à ce bras de fer contre les trois-quarts des parlementaires et contre son propre parti politique.
Le président du groupe parlementaire des indépendants, Osmani Mohamed, a déclaré en fin d’après-midi Jeune Indépendant, que Said Bouhadja allait déposer sa démission, en principe dans la soirée de dimanche ou au plus tard lundi matin.
C’est une affaire de quelques heures et pratiquement rien ne l’empêcherait de le faire. Osmani était persuadé en fin d’après-midi, après une entrevue avec Bouhadja, que ce dernier allait enfin mettre fin à la crise.
Selon nos informations, un groupe d’émissaires ou médiateurs ont approché le président de l’APN pour lui suggérer ou lui conseiller de démissionner rapidement. Il semble même qu’il voulait négocier une meilleure sortie, en proposant d’abord de rendre publique une déclaration finale de sa part et qu’elle serait adressée aux médias publics et privés, notamment à la télévision nationale. Bouhadja veut surtout expliquer le pourquoi de sa démission et donner des éclairages sur son bilan à la tête du perchoir de l’hémicycle. Depuis le début de la crise, il a toujours défendu son œuvre, ainsi que sa gestion. Il a également expliqué le pourquoi du limogeage du secrétaire général de l’APN, acte qui fut le déclencheur de la crise et de la fronde généralisée des députés de quatre partis politiques de la mouvance présidentielle, FLN, RND, MPA et TAJ et des indépendants.
Selon les mêmes sources, le retard pris dans le dépôt de sa démission s’expliquerait par des ultimes négociations sur les modalités de son départ de l’APN. Bouhadja ne voudrait pas quitter la scène politique sur une fausse note, alors qu’il avait le soutien de l’Organisation nationale des Moudjahidines.
Des indiscrétions font état de sa démission de son propre parti, le FLN, qu’il l’a enfoncé et qui ne veut plus le cautionner.
Pourtant, hier dans la matinée, Said Bouhadja faisait de la résistance. Il reproche à Ahmed Ouyahia et Djamel Ould Abbès d’avoir utilisé la présidence de la République pour pousser leurs députés à se rebeller contre lui.
« Ils ont dit que la Présidence n’avait rien à avoir dans cette affaire. Alors, pourquoi ils ont dit à leurs députés de signer contre moi en affirmant que l’ordre venait de la Présidence ? », poursuit Bouhadja. Avant de conclure : « Ils se contredisent. Ils sont dans l’illégalité. Mais je ne compte plus les suivre. »
Désormais, cette crise va connaître son épilogue. Déjà, Ould Abbès, le SG du FLN a convoqué hier les membres du Bureau politique du parti pour une réunion extraordinaire, dont l’ordre du jour est exclusivement dominé par cette affaire. Ould Abbès veut tout organiser rapidement en désignant d’abord le successeur de Bouhadja à la tête de l’APN, et en redistribuant les cartes au sein des commissions spécialisées.

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