Crise au Niger : Statu quo – Le Jeune Indépendant
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Monde Afrique

Crise au Niger : Statu quo

Crise au Niger : Statu quo
Opération militaire spéciale ou solution politique?

C’est encore le statu quo au Niger. Rien ne pointe à l’horizon, en dépit de quelques notes d’espoir. L’échec des premières missions de médiation n’incite guère à l’optimisme.

D’une part, les putschistes sont inflexibles et ne veulent nullement abandonner rapidement leur plan. De l’autre, la CEDEAO maintient ses menaces d’une intervention militaire, exigeant la libération du président renversé Mohamed Bazoum et le retour à l’ordre constitutionnel.

D’ailleurs, la fille de Bazoum a demandé ce mercredi la libération de son père retenu comme prisonnier au palais présidentiel depuis le coup d’Etat, et qui risque d’être poursuivi en justice par le nouveau pouvoir. Dans une lettre ouverte publiée avant-hier dans un quotidien français, sa fille assure qu’il ne démissionnera pas et qu’il est bien décidé à « se battre pour la sauvegarde de la démocratie ».

Elle rappelle que son père a été « démocratiquement élu », et qu’« il est le choix du peuple ». Elle estime qu’il « a su marquer les esprits positivement, autant sur le plan national qu’international ». « Il a fait de la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance son principal combat », poursuit-elle, soulignant aussi les progrès sur le plan économique.

Pour elle, Bazoum ne démissionnera pas, car il « tient aux valeurs démocratiques et a toujours combattu les régimes militaires » ajoutant qu’ « il se bat et se sacrifie pour l’avenir de notre cher pays, le Niger, pour le Sahel et pour toute l’Afrique de l’Ouest. » Il aurait pu abandonner pour « épargner cette souffrance » à sa famille et « trouver un poste important à l’international ». « Mais il a décidé de se battre pour la sauvegarde de la démocratie au Niger. »

Dans les milieux diplomatiques, on estime qu’une sortie de crise est difficile. La CEDEAO a déjà refusé l’option d’une période de transition de trois ans décidée par les putschistes. Selon leurs assertions, cette option est un mauvais calcul et une ruse pour se maintenir au pouvoir et freiner tout retour rapide à l’ordre constitutionnel. La suspension du Niger de toutes les institutions de l’Union africaine va accentuer davantage l’isolement des putschistes, qui peinent depuis quelques jours à trouver des alliés régionaux et surtout à chercher des issues pour briser l’embargo économique.

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