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Sports

Crise au MCA: Quand la rue ne… veut pas !

Crise au MCA: Quand la rue ne… veut pas !

Le pays des paradoxes, le football des contre-pieds magistraux. Le football algérien et son championnat sans queue ni tête qui voit le spectacle déserter les pelouses de stades devenus infréquentables et abritant des matches sans attrait.

Placés- violences obligent- sous haute sécurité et dérapant à la moindre étincelle. Un football tenu en otage par de drôles de personnels dirigeants. De présidents de clubs étrangement absents quand il faut assumer leurs responsabilités.

Qui se laissent déborder bien souvent par une rue (on se répète tellement assez souvent qu’on ne sait plus quoi dire) plus qu’envahissante, imposant son diktat. Dictant ses choix, faisant et défaisant les entraîneurs, les premiers et seuls à payer quand il faut s’expliquer sur des résultats jugés en « deçà » des attentes.

Dans notre rubrique « Prolongations » (voir ci-contre), on rapportait les propos de ce boss anglais d’une formation en mauvaise passe en ce débit de saison (les Queens Park Rangers, pour ne pas les nommer) qui dit sa disponibilité à « partir et quitter ses fonctions », si les fans jugent que si son équipe ne marche pas bien c’est parce qu’il aurait « pris de mauvaises décisions ». C’est ce qu’on appelle « s’assumer ». Un terme dont la majorité de nos dirigeants ne connaissent ni le sens ni la signification. Qu’on ne retrouve en tout cas pas dans leur lexique si limité sauf quand ils gagnent. D’autres cieux, d’autres mœurs. Une question de culture. De traditions.

Retour chez nous et une colle : combien de nos indécrottables dirigeants (tous secteurs et toutes activités confondus, pas seulement en sport, et sûrement pas en football, cet incomparable tremplin ouvrant bien des portes et où tout le monde trouve son compte) savent conjuguer le verbe « démissionner » au futur ? Passons pour aller rapporter cette information qui nous change (toujours chez nous) des éternels bras de fer opposant la rue aux entraîneurs « défaillants » ou trahis par les mauvais résultats (ce qui arrive en ce début de saison des plus difficiles au MC Alger) et dont ils sont perdants à l’avance.

Le Mouloudia d’Alger, comme le renvoie sa peu reluisante place (14e, c’est-à-dire, en position de 3e relégable) au classement général de Ligue 1 « Mobilis », ne sait plus gagner, même à domicile, le dernier revers (2-4) essuyé récemment face à la JSK étant la preuve que le club, géré par le géant pétrolier algérien, Sonatrach, qui n’a pas lésiné sur les moyens (quelque chose comme 5 milliards de centimes sortant mensuellement des caisses pour honorer les salaires faramineux de joueurs plus que contestés), a perdu son football et la confiance de ses supporters qui ne comprennent pas la mauvaise passe de leurs favoris. Se font naturellement entendre. En les prenant pour cible, considérant (c’est une première dans nos murs) que le coach (un Charef certes contesté mais bénéficiant de la confiance de sa direction et, plus important, du peuple mouloudéen) n’y est pour rien.

Le soutiennent mordicus, en concentrant le feu des critiques sur des joueurs accusés de tous les maux. Coupables de travailler contre les intérêts du club et de « lever le pied » pour se débarrasser d’un entraîneur n’entrant plus dans leurs « conceptions » techniques.

Qui ne devrait finalement pas partir, dirigeants et supporters « rouge et vert » estimant que le « fusible » ne sautera pas. Qu’il faut, au contraire, se préparer dès le mercato d’hiver (les fans y tiennent et se disent prêts à tout pour inverser la tendance) à une véritable purge parmi un groupe ayant lamentablement échoué.

Auquel, on ne semble pas pardonner (les joueurs et les dirigeants, assiégés à la fin du « classico » ont une idée sur les traces que le lourd revers kabyle à laissées et la colère qui a suivi l’humiliation) le « complot » ourdi par certains éléments pour « larguer » un entraîneur dont le départ est « souhaité » par des joueurs que des sources en provenance du cercle du « Doyen » croient leur avenir menacé car invité, dès les premières sorties, à préparer leurs valises et d’aller voir ailleurs à partir de prochaine période des transferts.

Comme les dirigeants qui estiment que changer de coach n’est « pas la bonne solution » et rappellent que « Charef a été engagé pour un projet qui s’étale sur plusieurs saisons et non pour des résultats immédiats », les supporters rassurent et optent pour la « stabilité ».

Une réaction à saluer. Reste maintenant à voir jusqu’où ira la patience affichée par tous. Et si, évidemment, le « fusible » ne sauterait pas en cas de nouveaux échecs, le très contesté Chaouchi et ses camarades étant soumis, lors des prochaines sorties à un calendrier démentiel avec, à la clef, deux derbies (contre respectivement le CRB et l’USMA) consécutifs où le faux ne sera pas permis. Interdit. Wait and see.

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