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Nationale

Crise au FFS : Deux directions pour un parti

Crise au FFS : Deux directions pour un parti

En marge de la révolution populaire, la crise organique qui secoue le FFS prend des proportions très poussées. Devenue cyclique, cette fois-ci elle a pris des proportions alarmantes avec des menaces verbales, des échauffourées, surtout que les adversaires de Ali Laskri ne sont pas des moindres au sein du parti. Il s’agit des deux autres membres de l’instance présidentielle, de tous les parlementaires, des élus APW et des fédérations de Tizi-Ouzou, de Béjaïa et d’Alger. A l’approche du prochain congrès, une course se joue au sein du parti pour en prendre la direction. La moindre occasion est bonne pour mobiliser le plus grand nombre de partisans, quitte à avoir recours aux services de gardes ou de personnes étrangères au parti.

Toutes les occasions sont bonnes pour une démonstration de force. Le coordinateur de l’Instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, refuse de reconnaître le nouveau premier secrétaire, Belkacem Benameur, nommé au poste par le conseil national du parti, réuni en session ordinaire au siège national en remplacement de Hakim Belahcel. Dans une déclaration, Laskri affirme qu’il « représente l’instance légitime du FFS » et que « toute décision ou changement émanant d’une autre direction est sans effet ». Selon lui, la direction légitime et légale du FFS a « été surprise par une attaque de mercenaires au service du système, à leur tête les parlementaires qui ont refusé de démissionner de l’APN et du Conseil de la nation ». Il dénonce ce qu’il qualifie de « hold-up anti-statutaire ». Laskri dit « condamner avec la plus grande fermeté ces pratiques mafieuses et ne peut tolérer les atteintes contraires aux statuts et à l’éthique politique, ainsi que l’installation de structures illégitimes sous protection de la police qui a empêché les membres de la direction, les membres du conseil national et les militants d’accéder au siège national du parti ».

Il a mis en garde les autorités sur d’éventuelles manipulations politico-médiatiques « visant à créer les conditions de destruction du parti, en mettant tous les moyens pour la création d’un FFS bis à la solde du pouvoir au moment où le peuple maintient sa mobilisation pacifique et unitaire malgré toutes les tentatives de divisions opérée par le pouvoir ». Il affirme que le seul premier secrétaire légitime est celui que l’instance présidentielle, composée de lui-même et de Mohand Amokrane Cherifi et de Brahim Meziani, a nommé, à savoir Hakim Belahcel. La formation politique de feu Hocine Aït Ahmed pourrait connaître un triste sort à l’image d’autres formations politiques de la place dans les jours qui viennent.

A savoir des formations politiques ayant deux leaders. Le parti dirigé à l’heure actuelle par Hakim Belahcel s’achemine inéluctablement vers ce triste tableau. De plus en plus de voix s’élèvent, et non des moindres, pour étaler au grand jour les dissensions internes. Le parti semble naviguer à contre-courant de la vision prônée par feu son leader. Pour l’heure, le calme ne semble pas revenir. Il semble même être gagné par les vieux démons de la division. Le moins que l’on puisse dire c’est que deux blocs sont présentement en gestation au sein du FFS qui, pour l’heure, demeure la seule formation politique du pays à ne pas avoir subi la division.

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