Criminalisation des atteintes aux symboles de l’Islam : L’OCI appelé à la mise en place d’un cadre juridique
Les parlements des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont été appelés, ce lundi, à soumettre « une clause d’urgence » lors de la prochaine session de l’Union interparlementaire en vue d’adopter une résolution condamnant et criminalisant l’atteinte aux symboles religieux et sacrés.
Cet appel émane de Brahim Boughali, président de l’Assemblée populaire nationale (APN) et président de l’Union des Conseils des pays membres de l’OCI,
Intervenant par vidéoconférence lors de la réunion desdit parlements, Boughali a condamné et dénoncé à nouveau « les agressions ignobles » contre la religion islamique et les musulmans « au nom de la liberté d’expression ».
La réunion consacrée à l’examen des moyens d’interdire les comportements qui portent atteinte aux valeurs de tolérance et au Coran, était l’occasion pour le président de l’Union des Conseils des pays membres de l’OCI, d’insister sur le fait que « nous sommes appelés ainsi à prendre des mesures appropriées pour prévenir ces comportements à l’avenir » enchainant que « ceci nous interpelle pour renforcer en urgence notre solidarité face à ces actes odieux. »
Le président de l’APN a appelé les parlementaires de l’OCI à présenter une « clause d’urgence » lors de la prochaine session de l’UIP pour l’adoption d’une résolution condamnant toute atteinte aux lieux saints et symboles religieux et criminalisant cet acte odieux » appelant tout un chacun « à la coordination des efforts et à une action commune pour présenter cette proposition au nom des groupes parlementaires africain, asiatique et arabe ».
Il a également appelé au « renforcement de l’action multilatérale pour émettre des résolutions et un cadre juridique criminalisant les atteintes aux lieux saints religieux ». « Ce qui permettra de poursuivre les auteurs de ces actes et d’empêcher que ces pratiques deviennent un modèle social admis dans les milieux populaires et officiels occidentaux », assure-t-il.
M.Boughali avait auparavant rappelé que « ce que certains extrémistes ont fait sous la protection de la police dans certains pays européens en brûlant le Saint Coran, est une provocation qui exacerbe la haine, l’extrémisme et la violence. C’est aussi une épreuve pour renforcer notre solidarité pour défendre notre religion ». Tout en soulignant que « nous prenons acte « des excuses tardives des gouvernements suédois et danois et leur annonce de réexaminer leurs lois afin d’éviter la répétition de ces pratiques, ainsi que l’adoption d’une résolution par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies condamnant l’autodafé du Saint Coran » a-t-il soutenu.
Par ailleurs, il a soulevé la question des « conséquences des changements climatiques et des risques liés aux catastrophes naturelles dont l’ampleur a augmenté ces dernières années, notamment la grande catastrophe qui a endeuillé la ville de Derna en Libye ».