-- -- -- / -- -- --
Op-Ed

Crimes et châtiments

Environ quatre cents millions d’euros auraient été transférés illégalement vers l’étranger à partir d’une banque privée domiciliée en Algérie, a-t-on pu lire dans la presse ces dernières vingt-quatre heures. Ce nouveau scandale dans le monde des affaires douteuses en Algérie interpelle les gouvernants sur plusieurs plans.

D’abord il y a l’aspect judiciaire. On ose espérer que les juges en charge de ce dossier sauront désigner rapidement les experts capables de réaliser un audit complet et minutieux pour approfondir le bon travail effectué par les Douanes algériennes, qui ont découvert le pot aux roses.

Et s’il faut mobiliser les plus fins limiers des brigades économiques, ceux de la police scientifique pour identifier et retrouver les personnes physiques impliquées dans cette vaste escroquerie contre l’économie algérienne, alors il faudra y consentir. Parce que le peuple algérien en a assez de découvrir, à chaque scandale politico-financier, le degré de cupidité de certains affairistes véreux et de leurs complices tapis dans les différentes institutions de l’Etat.

Ensuite, une enquête bien menée ne pouvant aboutir qu’à des résultats conséquents, l’Etat devra, cette fois, châtier comme il se doit les escrocs. Punir ces traîtres à la Nation qui volent, qui pillent, qui sucent le sang de notre économie pour aller enrichir la mafia établie à l’étranger. Les peines médiatiques prononcées lors des premiers procès par des juges qui finissent par se faire cléments en appel, quand l’opinion publique ne s’y intéresse plus, ont encouragé les truands à prendre le risque des grandes malversations.

« Truand », c’est le vocable qu’utilisa un jour l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à l’époque chargé du département des Ressources en eau et qui s’exprimait, lors d’un voyage aux Etats-Unis, au sujet des dérives occasionnées par l’ouverture du marché algérien aux investisseurs étrangers.

Des étrangers qui profitent d’un partenariat mafieux sur le sol algérien pour leur forfaiture. C’est pourquoi, seules des sanctions sévères contre les auteurs des crimes économiques en Algérie pourront mettre un terme à la saignée.

En usant de tous les canaux juridiques et diplomatiques pour récupérer les sous et les biens qui appartiennent au peuple algérien. Dans la Chine moderne devenue si prospère, on n’a pas hésité à condamner à la peine capitale et à exécuter les escrocs de ce gabarit assimilés aux auteurs de crimes crapuleux. A méditer. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email