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Nationale

Crédits bancaires non remboursés : Une opération d’évaluation débutera ce mardi

Crédits bancaires non remboursés : Une opération d’évaluation débutera ce mardi

Une opération d’évaluation globale relative à l’octroi de certains types de crédits bancaires qui remontent à des décennies débutera ce mardi au niveau de toutes les banques. C’est ce qu’a annoncé ce lundi le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, précisant que ces crédits, sans utilité, n’ont pas été remboursés par les bénéficiaires.

Cette opération visera, a expliqué le ministre, à faire le point sur les dysfonctionnements soulevés concernant l’octroi des crédits bancaires durant toutes ces années. Lors de son passage au forum de la Radio nationale, M. Benabderrahmane a fait savoir que les établissements bancaires publics concernés par l’opération d’évaluation sont ceux relevant du Trésor public, soulignant «le respect de toutes les dispositions de transparence».

Des changements profonds censés toucher, a-t-il poursuivi, toutes les modalités de gestion et d’encadrement des banques seront introduits dans le but de donner à ces structures financières une nouvelle impulsion. Selon les précisions de M. Benabderrahmane, ces changements seront lancés à compter de la semaine prochaine, d’autant plus que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a souligné, lors du dernier Conseil des ministres tenu dimanche, que «le système bancaire constitue toujours le point noir du secteur des finances».

Par ailleurs, le ministre des Finances a indiqué que «la rationalisation des dépenses et le contrôle strict des budgets ne signifient nullement une politique d’austérité», ajoutant que la remise des enveloppes financières aura lieu ce jeudi. Revenant sur certaines dispositions de la loi de finances 2021, le premier responsable du secteur a relevé que «le gouvernement tend à réduire les impôts et à accompagner une catégorie précise de citoyens».

Evoquant la question de la surfacturation, le premier argentier du pays a rappelé que ce fléau économique a gagné auparavant 35% des factures d’importation et que celle de l’année 2014 a atteint un montant de 64 milliards de dollars. M. Benabderrahmane a affirmé également que nombre de mécanismes ont été introduits dans la loi de finances 2021 en vue de faire barrage à la surfacturation.

L’invité de la Chaîne 1 a assuré que son département maîtrise, en ce moment, les importations et arrive à réduire la facture y afférente à 8 milliards de dollars, et ce grâce aux dispositions engagées contre la surfacturation. Selon ces indications, les besoins du marché national ne dépassent pas la valeur de 28 milliards de dollars. M. Benabderrahmane a tenu à mettre l’accent sur les répercussions de la surfacturation sur le revenu.

Evoquant plus en détail les nouvelles dispositions financières, il a affirmé que «la loi de finances 2021 tient en compte le produit national et toutes les facilitations douanières à même d’en faire un produit concurrent et en mesure de se placer sur les marchés étrangers». Concernant les exonérations dans l’importation des kits SKD et CKD, elles concernent uniquement l’industrie militaire qui, selon lui, a pu réaliser une plus-value pour l’économie nationale. Ainsi, toutes les exonérations introduites dans la loi de finances 2021 viseront, a-t-il dit, «à promouvoir le produit national et les exportations».

Pour rappel, le ministre des Finances avait rassuré, la semaine dernière, l’opinion publique sur la situation du matelas financier, indiquant que «l’Algérie dispose de réserves de change appréciables et très acceptables», contrairement aux prévisions émises par les institutions financières mondiales. Ces dernières s’attendaient à une contraction de ces réserves susceptible d’incommoder le gouvernement dans l’application du plan de relance économique et sociale adopté août dernier.

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