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Nationale

Crédit « Rfig » à Annaba: Les céréaliers saisissent le ministre

Crédit « Rfig » à Annaba: Les céréaliers saisissent le ministre

Des dizaines d’agriculteurs, sans rendement agricole, des wilayas d’Annaba, El-Tarf et de Souk-Ahras, bénéficiaires du crédit d’accompagnement « RFIG » ont adressé une correspondance au ministre de l’Agriculture le sollicitant d’intervenir auprès de la BADR (Banque algérienne du développement rural) en vue de rééchelonner leur dette auprès de ladite banque.

Dans leur missive conjointe, ces agriculteurs versés spécialement dans les filières céréalières invoquent les aléas de la sécheresse et le manque d’irrigation en eau qui avaient prévalu durant la dernière campagne agricole.
Ils ne mettent en garde dans leur écrit que « si des mesures urgentes ne sont pas prises en urgence, ils seront pénalisé par la banque créditrice et ne pourront plus jouir lors de la prochaine campagne agricole d’aucun soutien ».
Rencontrés jeudi dernier à la chambre d’Agriculture, une dizaine d’agriculteurs de la wilaya d’Annaba, venus pour s’enquérir de la situation en vue de rencontrer le directeur des services agricoles (DSA), ont affirmé au Jeune indépendant  qu’ils avaient « reçu des crédits « Rfig » pour accompagner leur production céréalière dont less récoltes doivent être vendues obligatoirement CCLS (Coopératives des céréales et légumes secs, NDLR) comme le stipule la réglementation en vigueur pour bénéficier des avantages des crédits Rfig, mais malheureusement les récoltes étaient decevants ». Ils ont expliqué que  « la faible pluviométrie a été  la raison principale de notre désastre et encore plus l’absence de moyens permettant la rétention de l’eau ». L’un d’entre eux, un jeune ingénieur en agronomie qui s’est lancé dans l’agriculture en essayant d’exploiter les terres de sa famille n’a pas caché ses déboires. « J’ai tout essayé, acheté de la semence, loué du matériel agricole, recruté une main d’œuvre qualifiée et je me retrouve endetté par la BADR, c’est injuste ! », a-t-il-déploré. Bien que ces céréaliers aient souscrit une assurance auprès de la CRMA (Caisse Régionale de Mutualité Agricole), ils risquent de ne percevoir aucun centime tant que les pouvoirs publics ne décrètent les parcelles agricoles cultivées comme « zone sinistrée ».
Pour le moment, une commission d’enquête va être dépêchée prochainement pour examiner les causes des faibles rendements agricoles alors que d’autres céréaliers et des agriculteurs versés dans le secteur de la tomate ont enregistré des résultats satisfaisants. De nombreuses questions sont soulévées à cause de cette affaire: existe-t-il des malversations dans ces non rendements alors que l’Etat accorde des facilités exorbitantes pour encourager la production agricole nationale ?  Il convient de signaler que le crédit « RFIG » est actuellement accordé exclusivement aux agriculteurs des céréales et de la tomate et sera avant la fin de l’année élargi aux éleveurs de bovins laitiers, suite à la dernière à la décision du Ministre de l’Agriculture. Pour rappel, « RFIG » est un crédit d’accompagnement remboursable dans l’année et sans intérêt. Le taux d’intérêt est bonifié mais payé par l’Etat. Dans le cas de non paiement dans l’année par l’agriculteur bénéficiaire, le crédit sera bonifié et devient payant. 

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