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Nationale

Création de cinq pôles technologiques

Création de cinq pôles technologiques

Le Gouvernement veut placer l’Université au cœur de ses stratégies de développement en valorisant les compétences que recèle cette dernière. 

L’appel a été lancé avant-hier par le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham, à l’adresse des opérateurs économiques relevant de son département ministériel, afin de privilégier les compétences nationales au sein de l’Université.
Cette priorité consiste à leur confier la réalisation des diverses études et expertises avant de recourir à des étrangers en la matière.
A ce propos, le ministre a précisé que « l’Université algérienne se veut un laboratoire et un vaste bureau d’études, sur lequel les secteurs industriels et économiques peuvent compter sans avoir à recourir à l’expertise étrangère pour la réalisation des études ».

En marge de la cérémonie de signature de conventions entre l’Université algérienne et nombre de filières industrielles pour la création de pôles technologiques, M Ait Ali a souligné la volonté des autorités publiques quant à « la mise en place des canaux de dialogue directs entre le monde économique et les complexes économiques publics ». Il a assuré à ce titre que pour la réalisation des études, la priorité sera accordée aux pôles universitaires et instituts spécialisés locaux.

« Nous étudierons à l’avenir la possibilité de trouver des sources de financement supplémentaires en faveur de l’Université algérienne, en mettant à profit les revenus des études réalisées par cette dernière », a-t-il soutenu dans la foulée, non sans déplorer le fait que les Instituts supérieurs et les Universités demeurent toujours à l’écart de la dynamique économique.

L’Université algérienne s’emploie à développer l’économie nationale, mais l’absence d’une vision économique globale compromet ses contributions aux efforts de développement, estime le même responsable.

Au sujet de la signature de huit conventions entre l’Université algérienne et nombre de filières industrielles pour la création de pôles technologiques, le ministre a fait savoir que « ce type de conventions sera renforcé par d’autres ».

Dans le même contexte, M Ait Ali a indiqué que « le développement de l’économie requiert le rapprochement et la coopération entre les deux mondes de la production et du savoir, puisque l’édification d’une véritable économie nationale, forte et créatrice de richesses et de postes d’emploi ne saurait être sans le développement de la recherche scientifique et de l’innovation ».

Pour étayer son propos, le ministre a fait référence à une étude réalisée en 2019 par le Fonds monétaire arabe, dans laquelle l’ONU avait estimé la contribution des économies du savoir au PIB mondial, à pas moins de 7 %, avec un taux de croissance de plus de 10 % annuellement.

Elle demeure (l’économie du savoir), dit-il, l’outil le plus efficace en vue de faire face aux différents défis et crises dans le monde, et c’est l’enseignement à tirer de la crise sanitaire actuelle ayant causé la paralysie de la machine économique mondiale.

Par ailleurs, le ministre, a fait savoir qu’une convention de partenariat a été conclue entre le Groupement Algeria Corporate Universities (GACU), la Direction Générale de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique (DGRSDT) et certaines universités (Universités de Sétif 1, Blida 1, Constantine 1 et de Constantine 3). Le but consiste à appuyer la création de cinq pôles technologiques, ajoute-t-il.

Il s’agit, selon lui, du pôle technologique en génie pharmaceutique, pôle technologique pour la semoulerie, pôle technologique de la mécatronique, pôle technologique de la mécanique avancée et du pôle technologique de l’industrie de la céramique.

Ces conventions joueront plusieurs rôles, explique le ministre, citant à titre d’exemple, l’amélioration et le développement des modes et moyens de production, l’élaboration des études, la conception, l’ingénierie, la recherche, le développement, l’innovation, la formation, le recyclage, l’environnement, le développement durable.

Aussi, elles permettront sans doute de répondre aux aspirations des groupes industriels et des entreprises économiques, à même de créer un système intégré pour développer le tissu industriel national et d’en accroître la compétitivité.

Concernant les mesures prises pour lutter contre la Covid-19, le ministre a valorisé les efforts des groupes publics qui se sont mis, dès le début de la crise sanitaire, à la fabrication locale des moyens de prévention, tels les bavettes, les respirateurs artificiels et différents autres équipements.
Il annonce, à cet égard, que de nouveaux projets en la matière sont attendus, affirmant que tous les médicaments destinés à la lutte contre l’épidémie, à l’instar de la Chloroquine, sont de fabrication locale et de qualité. 

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