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Nationale

Créances non recouvrées auprès de Sonelgaz : Des entreprises risquent la faillite

Créances non recouvrées auprès de Sonelgaz : Des entreprises risquent la faillite

Au moins 53 chefs d’entreprises privées d’électricité et de gaz adhérents à l’Association nationale des entreprises d’électricité et du gaz (ANEEG), dont le siège national est basé à Boumerdès, sont venus d’une vingtaine de wilayas pour se réunir au centre-ville de Béjaïa.

Il s’agissait de discuter, une nouvelle fois, de leurs soucis, notamment le non-recouvrement des créances détenues auprès du Groupe Sonelgaz.

« Le Groupe Sonelgaz n’a pas tenu ses engagements pris après notre rencontre du 28 février dernier, à savoir le paiement de nos factures », a dit Remila El-Hanafi, vice-président de l’ANEEG. Il a ensuite dressé un tableau noir de la situation, inquiétante, des entreprises en charge de la réalisation des projets de raccordement et de transport du gaz et de l’électricité dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014.

« Il y a des entreprises qui sont en faillite et d’autres sur le point de disparaître à cause de difficultés financières générées par le non-recouvrement de leurs créances par le maître d’ouvrage », a-t-il fait remarquer.

Et de regretter que « certains entrepreneurs vont jusqu’à vendre leur matériel et s’endetter auprès de proches pour payer les salaires de leurs employés et autres charges ». Ces entrepreneurs ont appelé la Sonelgaz à suspendre l’application des pénalités de retard à leur encontre et le non-remboursement de la caution, afin de leur permettre de respirer un tant soit peu en attendant le règlement de leur situation financière.

« Si certaines entreprises sont actuellement à l’arrêt, c’est par manque de moyens financiers », a affirmé M. Adrar, membre du bureau national de l’ANEEG.

Pour rappel, cette situation a causé l’arrêt de plusieurs chantiers. M. Adrar a tenu à rappeler que le Premier ministre a déjà été saisi à travers une lettre ouverte publiée dans la presse nationale. Une autre lettre ouverte sera adressée au président de la République pour demander son intervention en vue de débloquer la situation. 

A l’issue de la rencontre, les chefs d’entreprises ayant pris part à cette rencontre ont décidé de privilégier la voie du dialogue avant de passer à la protestation (sit-in devant la direction de la Sonelagz, devant la SDE de Béjaïa et devant la direction de l’énergie). Il est envisagé aussi des actions radicales après les élections législatives du 4 mai prochain.

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