Covid-19: L'Omicron face à l'efficacité des vaccins – Le Jeune Indépendant
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Covid-19: L’Omicron face à l’efficacité des vaccins

Covid-19: L’Omicron face à l’efficacité des vaccins
Au moment où le monde est pris de panique après la découverte du nouveau variant de la Covid-19, Omicron, des études viennent appuyer ces inquiétudes, démontrant que l’efficacité des vaccins diminue de manière radicale, et ce seulement quelques mois après la vaccination. Des résultats qui nous poussent à nous interroger sur la durée de six mois imposée par les autorités sanitaires aux citoyens en Algérie pour pouvoir recevoir la troisième dose, alors que le délai en Europe est de cinq mois. Y a-t-il des risques de contamination ou de risque d’hospitalisation ou de décès avant les six mois ?

Alors que le risque d’une quatrième vague est imminent en Algérie, selon les spécialistes, notamment avec un nouveau variant plus résistant et plus contagieux que le Delta, une nouvelle étude publiée dans la revue « Science » menée sur 800.000 personnes révèle que l’efficacité des vaccins contre la contamination par la Covid-19 a diminué de moitié en seulement huit mois.

Dans un premier temps, les auteurs de l’étude se sont intéressés au risque de contamination. Les résultats confirment que les personnes vaccinées ont moins de chance d’être infectées par le virus que les personnes non vaccinées. Cependant, il a été observé que l’efficacité des trois vaccins, en l’occurrence, Pfizer-BioNTech, Moderna et Janssen, diminue après seulement quelques mois, même après ajustement en fonction de l’âge, du sexe ou des comorbidités.

Entre les mois de mars et octobre 2021, l’efficacité des vaccins contre la contamination est passée de 86.4% à 13.1% pour le vaccin Janssen, de 89.2% à 58 % pour le vaccin Moderna et de 86,9 % à 43,3 % pour le vaccin Pfizer-BioNTech.

Dans un second temps, les spécialistes se sont intéressés au risque de décès lié au SARS-CoV-2. Contrairement au risque de contamination, les vaccins continuent de protéger contre le risque de décès plusieurs mois après la vaccination. En effet, ce risque était plus important dans le groupe des non-vaccinés que dans le groupe des vaccinés. De plus, au mois de juillet dernier, au plus fort de la vague Delta, la protection contre le risque de décès demeurait importante. Elle est de 81,7 % tous vaccins confondus pour les moins de 65 ans, et de 71,6 % tous vaccins confondus pour les plus de 65 ans.

Bien que les vaccins continuent de protéger les personnes contre le risque de décès, le risque de contamination augmente fortement en seulement quelques mois. Cela signifie que, même si le virus ne fait plus de morts, il continue de circuler, ce qui peut favoriser l’émergence de nouveaux variants. Des variants potentiellement plus contagieux, plus dangereux, et plus résistants aux vaccins existants, comme c’est le cas de Omicron.

Dans l’absence d’études scientifiques concernant les vaccins utilisés en Algérie, à savoir, Sputnik V, AstraZeneca et Sinopharm, ces nouvelles données peuvent faire changer d’avis beaucoup d’Algériens, qui boudent la vaccination et peut-être pousser les autorités sanitaires à revoir le délai imposé aux citoyens voulant acquérir la troisième dose, notamment avec la disponibilité des vaccins.

Ces résultats viennent notamment appuyer les avis en faveur d’une 3è dose pour réactiver le système immunitaire, en particulier chez les personnes représentant plus de risque de faire une forme grave de la maladie.

Interrogé par le Jeune Indépendant, Dr Mohamed Melhag, chercheur en virologie et ancien biologiste des laboratoires, explique que les vaccins réduisent la transmission du virus à 60%, mais après l’arrivée du variant Delta, cela a chuté à 40 %.

Le spécialiste a notamment souligné que l’idée fausse selon laquelle les vaccins ont mis fin à la pandémie, et que les personnes vaccinées n’ont plus besoin de prendre d’autres précautions ou d’une troisième dose, impacte négativement sur la lutte contre la pandémie puisqu’elle favorise au contraire la circulation du virus, mais surtout sur la réussite de la campagne de vaccination pour la troisième dose, seule à même d’atteindre une immunité collective.

Il convient de souligner que des études élaborées par des scientifiques français démontrent qu’une primovaccination avec deux vaccins différents serait plus efficace qu’une vaccination avec deux vaccins identiques.

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