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Covid-19: Les détracteurs de la Chine montent au créneau

Covid-19:  Les détracteurs de la Chine montent au créneau

Alors que le nouveau Coronavirus gagne du terrain et que le monde entier se mobilise pour le freiner, voilà que les pêcheurs en eau trouble sautent sur l’occasion pour introduire deux autres virus : la désinformation et les coups bas politiques.

« La Chine a failli, elle est responsable de la propagation de l’épidémie dans d’autres pays du monde ». Telle est, par exemple, le type de désinformation que certains Occidentaux se plaisent à distiller dans l’opinion publique. Un pur mensonge cousu de fil blanc, orchestré par des éléments anti-Chinois, à partir des officines occidentales. Le secrétaire d’Etat américain Pompeo a accusé la Chine de ne pas fournir de données complètes et de créer des obstacles pour empêcher les Etats-Unis de bien prévenir l’épidémie.
Heureusement que la communauté internationale a qualifié d’encourageants les résultats obtenus par la Chine. Grâce à ses mesures extrêmement courageuses, flexibles et positives, la Chine a réussi à réduire au moins 100 000 cas d’infection, indique le rapport publié par la mission mixte de l’OMS composée d’experts chinois et internationaux. Ce document a par ailleurs félicité la Chine d’avoir créé un premier front contre l’épidémie. Hala Zayed, le ministre égyptien de la Santé, a soutenu que le monde aurait pu être confronté aujourd’hui à un paysage bien plus critique si la Chine n’avait pas pris de mesures rapides et efficaces.
Pour Michael Ryan, responsable pour les affaires d’urgence de l’OMS, même si chaque Etat devait gérer la crise de la manière dont il l’entend, il est souhaitable que les pays du monde puissent aussi s’inspirer des expériences de la Chine. C’est dans ce sens que le Chili se propose d’envoyer une équipe de 4 médecins en Chine pour apprendre des expériences chinoises, a-t-on appris de nos sources. Jusqu’à 16 heures de Chine du 6 mars, 18 070 cas confirmés avaient été recensés en dehors de la Chine. Ces cas concernent 86 pays et régions du monde. D’où, pour l’OMS, la nécessité absolue freiner cette épidémie.
Plusieurs raisons expliquent la propagation du virus, et ces raisons ne sont généralement pas faciles à comprendre. Ici, il s’agit d’un tout nouveau virus dont l’homme ne saura pas, du jour au lendemain, maîtriser la nature ou encore les moyens de transmission. Evidemment, les risques d’augmentation de cas de contamination sont bien réels, d’autant plus que la mobilité des personnes est de plus en plus intense en cette période de mondialisation. A ce jour, certains pays ne sont pas encore suffisamment conscients de la gravité de la maladie et ne sont même pas préparés en termes de moyens sanitaires, d’expériences et de logistique. Une situation qui préoccupe au plus haut point le patron de l’OMS, comme il l’a affirmé le 5 mars.

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L’accusation de Pompeo quant aux « données incomplètes » fournies par la Chine est totalement fausse. M. Pompeo devrait lire les inquiétudes formulées par des professionnels de santé de son pays. Ils disent manquer presque de tout dont des kits de dépistage. Dans leurs plaintes, ces professionnels de santé « supplient », a-t-on appris, l’autorité sanitaire de faire le test aux personnes ayant des symptômes similaires.
Mike Pence se soucie ouvertement du manque de matériels de dépistage. Autant de faits qui rendent les propos de Pompeo dépourvus de toute crédibilité.
Et cette politisation de l’épidémie est en train de dresser des obstacles à la coopération internationale. 

L’Iran, qui est lourdement frappé par la crise sanitaire, ne peut pas acquérir les médicaments et autres matériels fabriqués par les pays occidentaux à cause de l’embargo imposé par Washington.

Le Trésor américain a émis fin février un permis urgent autorisant à l’Iran d’acheter les articles à des fins humanitaires. Mais ces transactions ne peuvent que passer par la Suisse, seul pays exempté de l’embargo. Ce commerce autorisé est certes insuffisant pour pouvoir approvisionner l’Iran.
La Chine, faisant preuve d’un sens élevé de responsabilité, n’oublie pas la coopération internationale. Elle communique promptement toutes les informations à l’OMS, et n’a pas tardé à mettre en pratique les conseils de la mission mixte. Elle n’a cessé de fournir des soutiens techniques toujours plus importants aux autres du monde.
La Chine fait de son mieux pour aider les autres pays : elle a fait don des kits de dépistage au Pakistan, au Japon et à l’Union africaine. Elle partage ses méthodes, donne des matériels et envoie des experts. Par ces gestes, la Chine répond aux soutiens et aides qui lui avaient été accordés par les autres pays tout en assumant sa responsabilité envers la santé de l’humanité et en poursuivant inlassablement sa bataille contre le Covid-19. 

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