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Nationale

Covid-19: Le spectre d’une quatrième vague en Algérie

Covid-19: Le spectre d’une quatrième vague en Algérie

Les spécialistes de la santé sont unanimes. Le risque d’une quatrième vague du nouveau coronavirus plane sur l’Algérie. Une possibilité confortée par l’apparition du nouveau variant «MU», qui se propage à une vitesse éclair, préoccupant ainsi les responsables du secteur de la santé, lesquels n’excluent pas son arrivée sur le territoire national.

Quelques semaines après le passage du pic d’une troisième vague meurtrière, les spécialistes s’inquiètent d’une possible future quatrième ‎‎vague. L’allègement du confinement, la rentrée sociale et notamment l’organisation des élections anticipées des Assemblées populaires comMunales ‎‎(APC) et de wilaya (APW), prévues le 27 novembre prochain, propices aux rassemblements, font craindre un prochain soubresaut de la pandémie.

Les responsables du secteur de la santé doivent se préparer à une éventuelle quatrième vague qui peut être ravageuse, notamment après les dures épreuves endurées par le système sanitaire qui n’a pas encore repris son souffle, a mis en garde le Dr Omar Belabaci, pneumologue à Blida. 

Le faible taux d’hospitalisations enregistré ces dernières semaines est une occasion qu’il faut exploiter, entre autres, pour réorganiser les services, trouver une solution définitive au problème de l’oxygène et, surtout, augmenter le nombre des lits de réanimation pour éviter, et au personnel médical et aux citoyens, de revivre le cauchemar de la troisième vague.

Le spécialiste a estimé que la vaccination risque de ne pas empêcher une future vague car l’Algérie n’a pas encore atteint un niveau d’immunité suffisant pour prémunir toute la population. Pour ce faire, 70% des 44 millions d’habitants doivent être vaccinés. Pour l’heure, plus de 7,4 millions de personnes ont reçu au moins une dose du vaccin.

Il a également souligné que le risque d’une quatrième vague est tributaire de la façon dont les citoyens vont respecter les consignes qui leur sont données, à savoir ne pas se rassembler et respecter les gestes barrière.

S’agissant du nouveau variant «Mu» ou variant B.1.621, selon la nomenclature scientifique, le pneumologue a affirmé qu’il s’agit d’un virus potentiellement redoutable à l’échelle mondiale, alertant néanmoins que l’Algérie n’est pas à l’abri.

Placé sur la liste des variants à suivre par l’OMS, le variant «MU» est pour le moment inexistant en Algérie, selon le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Fawzi Derrar. 

Détecté en Colombie en janvier dernier, le variant «Mu » pourrait potentiellement, selon l’OMS, résister aux vaccins et à certains traitements à base d’anticorps car il comporte «une constellation de mutations qui indiquent un potentiel d’évasion immunitaire». Des études supplémentaires sont nécessaires, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé, pour mieux comprendre ses caractéristiques.

Il convient de souligner que le B.1.621 est déjà présent, en plus de l’Amérique latine, aux Etats-Unis et en Europe, dans des pays comme la France, l’Espagne et l’Italie.

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