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Covid-19  : La vigilance est toujours de mise

Covid-19  : La vigilance est toujours de mise

Après plusieurs mois d’accalmie, la pandémie de la Covid-19 refait parler d’elle. Tous les spécialistes appellent à la nécessité de maintenir la vigilance en respectant les règles d’hygiène, la distanciation physique et le port du masque. 

En effet, le niveau de contamination par le coronavirus a fait un bond remarquable depuis le début du mois de juillet à ce jour. La tendance varie entre 80 et plus de 100 cas/jour. Les spécialistes disent qu’en réalité, le véritable niveau de contamination est dix fois plus important parce qu’il y a l’automédication des citoyens mais également la non-déclaration par les médecins de famille de cas suspects. « La plupart des sujets qui se présentent aux UMC présentent des symptômes déjà connus, à savoir maux de tête, diarrhée et nausées. Ces derniers sont souvent des patients âgés atteints d’une forte grippe », déclare un médecin urgentiste au niveau de l’hôpital.

Les malades sont renvoyés chez eux sous prétexte que les symptômes, qui disparaissent après trois jours seulement, sont le plus souvent bénins et ne représentent aucun danger pour la santé du malade. Donc, même si la suspicion s’en trouve renforcée, les médecins traitants ne réclament pas de test PCR à leur malade. Il reste cependant que même le ministère de la Santé, qui admet volontiers cette réalité, n’affiche pas une inquiétude particulière bien qu’il rappelle, dans ses communiqués, l’obligation de la vigilance et du lavage des mains, le port du masque dans les endroits clos et le respect de la distanciation physique.

L’absence du discours alarmiste est due à l’absence de décès dans les statistiques du ministère de la Santé. En effet, si le nombre des cas de guérison suit la courbe des contaminations, libérant donc des lits d’hôpitaux, aucun décès n’est déploré depuis plusieurs jours, voire des semaines, à l’exception de quelques cas, souvent des personnes en situation de comorbidité. Ce qui est généralement constaté même pour une grippe bénigne. Reste cependant que ce genre de personne doit être protégée par son entourage. Ainsi, même si la vigilance est toujours de rigueur, la situation sanitaire est très loin de constituer une source d’inquiétude pour les Algériens.

Ces derniers, faut-il le souligner, n’évoquent plus la Covid-19 comme une maladie grave et en parlent avec beaucoup de sérénité. « La majorité des personnes âgées rentrent chez elles avec un traitement », déclare l’un des médecins urgentistes. Même si ces patients cumulent déjà beaucoup de maladies chroniques, il n’en reste pas moins que cette évolution, attendue par les spécialistes, agit comme une sorte d’électrochoc auprès des Algériens. Cette issue fatale fait remonter des épisodes douloureux du confinement ainsi que le manque d’oxygène et les hôpitaux débordés.

Le directeur de l’hôpital de Boufarik a déclaré au Jeune Indépendant : « Pour le moment, nous n’avons que deux sujets âgés hospitalisés au niveau du service infectieux qui ont les symptômes d’une forte grippe, avec suspicion de Covid. Ils n’ont même pas besoin d’oxygène, leur état s’améliore au quotidien. » Avec l’ouverture de toutes les frontières, surtout celle de la Tunisie, il serait cependant prématuré de crier à la catastrophe compte tenu de la faible nocivité du sous-variant d’Omicron, dont il est justement question ici.

Ce virus, qui se répand vite parmi la population jeune, n’est pas dangereux puisque, en règle générale, les personnes contaminées ne développent pas de symptômes. Cela peut vouloir dire qu’il est très présent mais invisible. Des experts estiment que cette présence endémique du virus est incontournable et qu’il faut vivre avec. 

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