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Nationale

Covid-19: Inquiétudes à Constantine, Batna et Biskra

Covid-19: Inquiétudes à Constantine, Batna et Biskra

Des voix s’élèvent ces derniers jours pour fustiger les mesures ayant accompagné l’opération de déconfinement, à l’origine d‘une augmentation inquiétantes de malades atteints de covid-19. Plusieurs wilayas ont en effet vu le nombre de personnes contaminées doublé, voir triplé quotidiennement.

Les autorités sanitaires de Constantine, Batna, Sétif et Biskra, pour ne citer que ces grandes agglomérations, assistent inquiets devant le nombre impressionnant de malades admis au niveau des services réservés à la covid-19.

Selon une élue à l’APW de Constantine, la situation risque de dégénérer face à l’incivisme et au non-respect des mesures de protection.
Selon l’élue, cette augmentation a été surtout constatée après la « réouverture des agences commerciales et autres structures, recevant le public au niveau des institutions et opérateurs étatiques, mais aussi à la suite de la reprise des transports en commun et de certains commerces, principalement ceux versés dans la restauration ».
Selon elle, il est plus que nécessaire que des mesures soient prises le plus tôt, avant que la situation ne devienne incontrôlable, citant les exemples de Sétif, Batna et Biskra, où des échos et même des vidéos postées ces dernières 48 heures font craindre le pire.

Des hôpitaux saturés où des malades admis allongés à même le sol longent les couloirs des structures sanitaires, faute de places. Le plus grave dans tout cela est que des garde-malades sans protection sont admis au niveau de l’espace présumé hautement contaminé.

Dans la capitale de l’Est, presque plus aucune institution ou entité économique n’est épargnée. La Sonelgaz, Algérie-Poste, Algérie-Télécom, des antennes municipales, la Caisse nationale des assurés sociaux, et des entreprises de production à l’image de l’ETRAG, entreprise des tracteurs agricoles, pour ne citer que celles-là, ont déjà fait l‘objet de fermeture

Des cas d’employés atteints de la maladie sont presque quotidiennement rapportés, et des structures provisoirement « scellées » pour permettre aux services de décontamination de stériliser les lieux. « Des opérations peu fiables, puisque l’agent viral reste très actif et sa propagation est tributaire des mesures de protection mises en place, ce qui n’est pas du tout le cas », reprend l’élue, laquelle préconise plus de rigueur dans l’application des mesures coercitives.

Aussi la relance ce week-end des fêtes de mariages et autres cérémonies de circoncisions, suspendues pendant près de trois mois pour certaines, ont fait grimper le nombre de malades, selon elle. Constat appuyé par le Dr Banarab, président de commission de santé à la même institution, lequel précise qu’il adhère parfaitement à la dernière décision des autorités de wilaya d’interdire tous les rassemblements notamment les mariages.

A Sétif, la décision du ministère de l’Intérieur de reconfiner une vingtaine de commune a été plutôt bien accueilli par la population face à la flambée de cas et l’impossibilité des structures sanitaires à prendre en charge le flux incontrôlable des contaminés.

La capitale des Hauts-plateaux est malheureusement présentée depuis au moins une quinzaine de jours comme foyer de la maladie. La wilaya, ayant repris de façon presque anarchique l’activité commerciale, caracole en tête du classement du nombre de contaminés par jour.

Ainsi, la circulation sur le territoire de la moitié des communes de la wilaya, soit dix-huit, sera limitée, dès aujourd’hui mercredi, de 13 heures jusqu’à 5 heures du matin, un reconfinement partiel qui s’étalera sur quinze jours. Une décision qui a été accueillie avec beaucoup de soulagement sur les réseaux sociaux par les habitants de la région.

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