-- -- -- / -- -- --
Nationale

Coût des accidents de la route : 120 milliards de DA par an

Coût des accidents de la route : 120 milliards de DA par an

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talai, a affirmé que « le coût des accidents de la route représente environ 2 % du PIB (Produit intérieur brut), soit près de 120 milliards de dinars par an ».

Saisissant l’occasion de son intervention à la radio Algérie internationale, le ministre n’a pas omis de signaler que, parallèlement à ce coût très élevé, « la part des pertes humaines est tout autant considérable ».

Selon le ministre, le nombre des victimes en 2015 est de plus de 4 000 morts et 55 000 blessés. Comme principale solution préconisée pour la diminution des accidents de la route, Boudjema Talai souhaite se lancer dans des actions de sensibilisation à tous les niveaux de la société. Selon lui, la sensibilisation pourrait réduire le nombre d’accidents de la route et tout le monde est concerné par ce phénomène.

Abordant la question de la loi sur le permis à points, dont l’objectif est d’atténuer l’ampleur des accidents de la route, le ministre affirme que cela n’est qu’ « une partie de la solution ». Toujours dans le contexte de la lutte contre le phénomène des accidents de la route, Boudjema Talai avait, rappelons-le, indiqué en novembre 2016 à l’APN qu’ « un arrêt ministériel est en cours d’élaboration, en coordination avec le ministère de l’Education nationale, pour intégrer l’éducation routière dans les écoles ».

Et d’ajouter que « les conditions d’obtention du permis de conduire et de la formation des encadreurs d’auto-écoles sont en cours de révision afin de réduire les accidents de la route causés par l’élément humain ».

Lors de l’examen du projet amendant et complétant la loi 01-14, relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation routière, le ministre des Travaux publics et des Transports a répondu aux députés de l’APN : « Le projet de loi va sans doute contribuer au recul du phénomène du terrorisme routier. » Il appelle à cet effet l’ensemble des acteurs concernés et la société civile à contribuer à l’application de ces dispositions sur le terrain.

Concernant les amendes forfaitaires, jugées « exorbitantes » par certains députés, le ministre a indiqué que « le seuil maximum est de 5 000 DA et que ces amendes concernent les infractions de quatrième degré, ajoutant qu’elles peuvent atteindre les 7 000 DA en cas de non-payement dans les délais fixés ».

Partant du principe de l’implication de la société civile dans la sensibilisation autour de la lutte contre les accidents de la route, l’Union nationale algérienne des transporteurs (UNAT) a appelé hier à l’amendement de l’article relatif aux infractions de la loi n° 13/01, adoptée en août 2001 et régissant l’activité des transports terrestres de personnes et de marchandises.

Lors d’une rencontre de sensibilisation des transporteurs de voyageurs sur les accidents de la route, organisée par la sûreté de la wilaya de Bouira avant-hier, le vice-président de l’UNAT, M. Ould Amri, a estimé que « cette loi (01-13) doit être revue notamment dans son article relatif aux infractions ».

Et d’expliquer plus loin que « l’article en question prévoit des punitions contre le propriétaire du bus de transport de voyageurs et non contre le chauffeur qui a commis l’infraction, alors que c’est le conducteur lui-même qui doit être sanctionné et non le propriétaire ».

M. Ould Amri rappelle avoir même exposé cette question au ministre du secteur, Boudjema Talai, et ce après l’accident mortel survenu à Bou Sâada et qui a fait 10 morts. Le propriétaire du bus avait alors été sévèrement puni.

Le vice-président de l’UNAT a souligné que plusieurs facteurs sont à l’origine de l’hécatombe que connaissent les routes du pays chaque année dont, notamment, la mauvaise qualité des véhicules utilisés, l’état des routes ainsi que les infractions commises par les conducteurs.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email