-- -- -- / -- -- --
Nationale

Cours de soutien scolaire:Mode ou nécessité ?

Cours de soutien scolaire:Mode ou nécessité ?

C’est une véritable prolifération ! Un commerce lucratif pour de nombreux enseignants s’est frayé un chemin depuis quelques années déjà. Il s’agit des cours particuliers, plus communément appelés les cours de soutien que les élèves, tous paliers confondus, n’hésitent pas à suivre pour, soit faire comme les autres, soit améliorer leur niveau d’instruction.

Ce « commerce » est devenu aux yeux de nombreux enseignants un moyen sûr pour améliorer leurs conditions de vie face à un pouvoir d’achat des plus laminés. Ce genre d’activité est non seulement devenu une véritable « mode » pour les élèves, tous cycles confondus, mais également incontournable, selon les déclarations de parents d’élèves aspirant au succès de leurs enfants lors des examens de fin d’année. Nombreux sont les parents qui encouragent d’ailleurs leurs enfants à prendre des cours particuliers, allant jusqu’à débourser d’importantes sommes pour, expliquent-ils, optimiser les chances de réussite de leurs bambins. Il va sans dire que ce phénomène a pris de l’ampleur. Les prix de ces cours de soutien varient en fonction du niveau et de l’importance de la matière dispensée, sachant que généralement les parents d’élèves sont prêts à faire le sacrifice qu’il faut pour voir leurs enfants réussir dans leur cursus scolaire, sanctionné par le passage d’un niveau à l’autre, ou plus encore garantir les examens de fin d’année en l’occurrence le BEM ou le baccalauréat, qui sont pour eux synonymes d’avenir. 

Les nombreux enseignants ayant opté pour cette formule pour arrondir leurs fins de mois difficiles et améliorer ainsi leurs conditions de vie, exercent toutefois cette activité dans des conditions, dont le moins que l’on puisse dire, est qu’elles ne répondent nullement aux critères pédagogiques requis, dans la mesure où la plupart des enseignants s’adonnant à cette activité font tout pour voir le maximum d’élèves à leurs cours, qu’ils dispensent n’importe où ( garages, chambre de leurs domiciles,..) et généralement dans des endroits exigus par rapport au nombre impressionnant d’élèves inscrits. Seul l’aspect pécuniaire compte à leurs yeux. Comment expliquer, sinon, que ce genre de cours soit dispensé à tous les paliers de l’enseignement, s’est insurgée S.F, enseignante au CEM de Sidi Brahim, la « prolifération » des cours de soutien ciblant même les élèves de première année primaire.

Certes, les élèves des classes d’examen sont dans le besoin d’un soutien qui leur permet de renforcer, voire de mieux assimiler leurs leçons, particulièrement en ce qui concerne les matières dites essentielles telles les mathématiques, la physique et les sciences, qui sont les plus ciblées aussi bien par les élèves en quête d’amélioration de leurs résultats scolaires que par les enseignants, qui voient dans ces cours une rente appréciable leur permettant de « souffler » et faire face à leurs contraintes financières.

L’importance accordée aux cours de soutien s’accroît, a-t-on indiqué par ailleurs dans le cercle des enseignants, plus particulièrement à l’approche de la fin de l’année scolaire, période qui met à vif les nerfs des parents et de leurs enfants, qui deviennent plus préoccupés par leur avenir scolaire et tentent, par tous les moyens possibles, de combler les lacunes. Ces cours de soutien deviennent néanmoins, « obligatoires » pour tous ceux qui auront à présenter le BEM ou le baccalauréat, qui ouvre les portes de l’université. Avec des prix oscillant entre 1 000 et 10 000 DA par mois, les parents d’élèves acceptent ce genre de sacrifice qui permet à leur progéniture de réussir son parcours scolaire.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email