Cour d’Alger : Grogne des greffiers
En signe de protestation et contestation contre la détérioration des conditions de travail et la non prise en charge de leurs revendications socio-professionnelles, les fonctionnaires de la cour d’Alger c’est-à-dire les greffiers, commis greffiers et les employés ont paralysé, ce lundi, les différents services de cette importante juridiction.
Les greffiers se sont rassemblés tout au long de la journée de ce lundi dans le hall du palais de la justice sise à l’enceinte même de la juridiction et ont scandé des slogans dans lesquels ils ont interpellé le premier responsable du secteur de la justice en l’occurrence Abderrachid Tabi de se pencher sur leurs revendications qu’ils estiment d’ailleurs de légitimes : « Rétablissez le greffier dans ses droits ! M. le ministre, nos droits sont bafoués. Nous insistons sur la prise en charge de toutes nos revendications socioprofessionnelles ».
On interpelle le ministre pour trouver des solutions adéquates aux problèmes auxquels nous sommes confrontés : « M. Tabi connait bien la maison. Nous invitons le ministre pour nous rétablir dans nos droits. L’ancien ministre Belkacem Zeghmati nous a trahis. Il nous a fait croire d’avoir réglé le problème relatif au rendement » .
Les fonctionnaires de la cour d’Alger exigent, par ailleurs, l’augmentation des salaires car ils estiment que les « salaires qu’ils percevaient ne répondent pas aux exigences de l’heure et qu’ils n’arrivent plus de subvenir aux besoins de leurs familles et notamment de leurs enfants ! «
Les greffiers de la cour d’Alger faut-il le rappeler menacent de paralyser les sept tribunaux relevant de l’autorité de la cour d’Alger prochainement par une grève générale qui risque de durer des jours jusqu’à satisfaction de toutes leurs revendications qu’ils estiment d’ailleurs « légitimes ».