-- -- -- / -- -- --
Nationale

Coupures d’eau à Ghardaïa : Incompréhension et colère

Coupures d’eau à Ghardaïa : Incompréhension et colère

A Ghardaïa, les habitants de l’ancien Ksar, aux alentours de la mosquée El-Atik, ne savent plus à quelle porte frapper, ni comment s’en sortir avec les coupures répétées d’eau courante qui s’étalent sur plusieurs jours. Selon les familles, depuis plusieurs mois ces anciennes maisons, alimentées à partir du château d’eau « Ain-Lebeau », ne reçoivent de l’eau que tous les 3 jours pendant une heure et demie environ et à des horaires différents. A l’époque, l’alimentation en eau potable de ces maisons accrochées à la colline de cet antique Ksar, même s’il y avait quelques petits problèmes, était régulière.

Mais depuis que l’ADE fut chargée de cette gestion, les coupures d’eau ont commencé à empoisonner presque quotidiennement la vie des citoyens. Il faut dire que l’alimentation en eau potable de cet îlot de maisons est faite de manière plutôt intermittente et distinctive, car les canalisations alimentant les quartiers Badjri, Rahbat, Ammas-Ougherm et Salam-Ouaissa et autres sont situées en amont de la ville de Ghardaïa, c’est-à-dire que l’eau doit remonter la pente sur un dénivelé de près de 8%. Si Omar, un septuagénaire de 72 ans, nous confie avec amertume : « Par l’indifférence et la très mauvaise gestion par l’ADE/Ghardaïa, l’eau reste coupée durant plusieurs jours. A la direction de cette unité, on nous répond que la faute incombe à une pompe qui tombe souvent en panne.

La dite pompe supposée avoir été remplacée, nous avons cru que notre calvaire était terminé car nous nous étions obligés de nous approvisionner auprès de propriétaires de camions-citernes qui nous vendaient les quelques litres d’eau à des prix excessifs et cela tous les deux ou trois jours. Mais après 2 ou 3 semaines, c’est le même scénario qui se répète. En dépit de nos maintes revendications, il n’y a pas eu d’explications sérieuses, alors que dans d’autres quartiers de la commune, ils sont alimentés de manière presque normale, recevant, pour la plupart, de l’eau tous les jours pendant plusieurs heures de suite ». Par ailleurs, beaucoup d’autres citoyens, très en colère, nous ont révélé que c’est l’agent de l’ADE chargé d’ouvrir les vannes qui est à l’origine de ce grave préjudice en manipulant les vannes à sa manière. Cependant, il nous a été permis d’apprendre aussi que ces malheureux habitants se sont rendus à maintes reprises auprès des services concernés pour réclamer, parfois bruyamment, de l’eau dans leurs robinets, mais ils n’ont reçu aucune réponse plausible concernant ces coupures répétées et pour le moins mystérieuses.

En début de semaine, certains habitants nous ont affirmés que suite à leurs réclamations, les choses semblent être rentrées dans l’ordre mais depuis une dizaine de jours, il n’y a plus d’eau, ni d’explications, dans certaines maisons du Ksar. D’ailleurs, l’ensemble des habitants de ces quartiers privés d’eau ne savent plus où se diriger et se demandent s’ils font toujours partie de la population de ce pays hors normes appelé ’’Algérie’’. Ce sont surtout les propriétaires de camions-citernes qui se remplissent les poches alors que personne ne peut intervenir pour apporter une sérieuse solution et mettre fin à cette gabegie. Il va pas sans dire que cette pénurie affecte aussi des quartiers importants de la ville de Ghardaïa, comme la cité de Touzouz qui compte aussi autant d’habitants et qui est alimentée par intermittence en ce précieux liquide.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email