-- -- -- / -- -- --
Culture

Coups de cœur pour la poésie

Coups de cœur pour la poésie

Comparé aux années précédentes, l’année littéraire 2015 se caractérise par une plus grande publication de recueils de poésie qui n’ont, pourtant, pas tous bénéficié du soutien du ministère de la Culture. Elle sera également par la fermeture des éditions Lazhari Labter.

Cette année littéraire révèle un éveil remarquable de l’écriture poétique en Algérie, après plusieurs années marquées par l’hégémonie du roman. Créée il y a huit ans, la maison d’édition Mim occupe une place de choix en matière de promotion et de publication de la poésie, en éditant plusieurs recueils dont celui de Mohamed Bendjelloul et de Samira Bourekba.

Dans ce sens, la directrice des éditions Mim, Assia Ali Moussa a affirmé que « la poésie doit être promue par un éditeur littéraire spécialisé », car elle confère à celui-ci « une légitimité littéraire ».

La maison d’édition Ikhtilef a choisi de publier trois recueils de poésie : Au cinéma de Lamisse Saidi, celui de Ahmed Rahmoun et l’œuvre de la poétesse et universitaire Halima Guettai, qui revient avec un deuxième recueil poétique, après une longue absence.

Quant à l’édition Lazhari Labtar – l’éditeur est lui-même auteur de poésie –, elle a annoncé la fermeture définitive de ses portes dans le contexte du 20e Salon international du livre d’Alger (SILA, 29 octobre-7 novembre), après dix ans d’aventure dans la publication des œuvres poétiques.

Cette édition a lancé les deux romanciers Fadela Farouk et Bachir Moufti qui se sont mis à la poésie. Cette édition cesse son activité mais son éditeur a promis la publication, l’année prochaine, d’ouvrages en tant qu’auteur : Dix ans de coups de cœur – Mémoires d’un éditeur militant. 

Dar Tanouir continue, de son côté, à promouvoir la création algérienne en présentant plusieurs recueils de poésie en arabe dont Taranim de Hassan El-Wahedi, Sawaek de Rabah Latreche, un recueil de Fateh Alleg, un autre de Hasna Barouche et plusieurs recueils du poète Slimane Djouadi.

Les éditions El Noghta, nouvellement créées, ont choisi d’inaugurer leurs publications poétiques par le recueil d’Amel Regueig. Aussi, l’entreprise nationale des arts graphiques (ENAG) s’apprête à présenter plusieurs recueils poétiques dont celui de Fayçal El-Ahmar. Les dernières retouches sont apportées par l’ENAG au recueil de Khaldia Djaballah Moussoum et à celui de la poétesse et académicienne Wassila Bousis.

D’un autre côté, l’œuvre de la poétesse et traductrice Saliha Naidja, Anthologie de la poésie algérienne contemporaine est le principal ouvrage édité cette saison par El Almaia-Editions de Constantine. Cette anthologie propose une présentation d’une soixantaine de poètes algériens avec une traduction de leurs textes, un travail de longue haleine, selon Saliha Naidja qui a confié avoir pris beaucoup de temps pour le choix des textes, leur traduction et la présentation des poètes.

Elle s’est rapprochée de toutes les sensibilités et générations dans un souci de donner un aperçu sur l’évolution de la poésie algérienne à travers le temps. Pour Nabil Daouna, responsable de l’édition à la maison El Almaia, l’Anthologie est une œuvre qui mérite d’être soutenue.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email