Coup d’Etat au Soudan : les dirigeants en détention
Des hommes armés non identifiés ont arrêté tôt ce lundi 25 octobre plusieurs dirigeants soudanais à leurs domiciles, dont le Premier ministre Abdallah Hamdok, ont annoncé les médias locaux , après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition dans ce pays d’Afrique de l’Est.
Le général Abdel Fattah Burhan, qui dirigeait un conseil conjoint avec les dirigeants civils, a mis en cause les luttes politiques intestines.
Des manifestants sont descendus dans les rues de la capitale, Khartoum, et des coups de feu ont été signalés.
Le Premier ministre Abdallah Hamdok fait partie des personnes qui auraient été assignées à résidence par des soldats non identifiés.
Des vidéos prises lundi dans la capitale de ce pays d’Afrique du Nord montrent des manifestants érigeant des barricades éclairées et pénétrant dans la zone proche du quartier général de l’armée.
Les responsables des forces armées n’ont pas réagi pour le moment, mais les groupes pro-démocratie appellent à des manifestations de rue.
Les dirigeants militaires et civils sont en désaccord depuis que le dirigeant de longue date Omar el-Béchir a été renversé il y a deux ans et qu’un gouvernement de transition a été mis en place.
On ne sait toujours pas qui est à l’origine de ces arrestations avant l’aube.
Une déclaration du ministère de l’information sur Facebook indique que les arrestations ont été effectuées par des « forces militaires conjointes » et que les personnes arrêtées sont détenues dans « un lieu non identifié ».
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné « le coup d’État militaire en cours » au Soudan et réclamé la libération « immédiate » du Premier ministre Abdallah Hamdok. « Il faut assurer le plein respect de la charte constitutionnelle pour protéger la transition politique obtenue de haute lutte », a-t-il affirmé sur Twitter.
I condemn the ongoing military coup in Sudan. Prime Minister Hamdok & all other officials must be released immediately. There must be full respect for the constitutional charter to protect the hard-won political transition. The UN will continue to stand with the people of Sudan.
— António Guterres (@antonioguterres) October 25, 2021