Coup de tonnerre: Le parti de Bengrina exclu des législatives à Alger
À l’approche des élections législatives fixées au 2 juillet 2026, le mouvement El Bina traverse une zone de fortes turbulences politiques dans la capitale. Les incertitudes ont laissé place à une lourde certitude : la liste du parti à Alger a été officiellement retirée par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). L’information a été fermement confirmée ce samedi à Chlef par le leader du mouvement, Abdelkader Bengrina, s’exprimant directement auprès du Jeune Indépendant. Cette annonce concrétise les vives inquiétudes qui agitaient la formation politique ces derniers jours.
Pour le parti islamiste, le coup est dur et l’enjeu est crucial. Alger représente une vitrine politique majeure où 31 sièges sont en jeu. Pour maximiser ses chances, El Bina y avait aligné 38 candidats, se conformant ainsi aux exigences de l’ANIE qui impose un nombre élevé de candidatures par liste pour couvrir l’ensemble des circonscriptions de la capitale.
C’est dans ce climat de crise qu’un cadre du parti a confié au Jeune Indépendant la stratégie de riposte de sa formation. « La formation politique se prépare à engager des démarches juridiques, notamment un recours devant la juridiction administrative compétente, suite à la confirmation de ce rejet par l’ANIE dans la capitale », a-t-il fait savoir.
Cependant, cette contre-offensive judiciaire s’annonce particulièrement complexe et incertaine. Dans le calendrier des législatives de 2026, la phase réglementaire des recours ainsi que les opérations de remplacement des candidats rejetés sont officiellement closes depuis la date butoir du 6 juin dernier. En tentant de saisir la justice après les délais légaux, El Bina s’aventure dans une zone grise juridique pour tenter de sauver sa liste in extremis.
Cette crise algéroise fait écho aux révélations fracassantes d’Abdelkader Bengrina lors de son meeting du 9 juin à Alger. Le président d’El Bina a dressé un bilan lourd pour son parti : sur 926 candidats présentés à travers le pays et à l’étranger, seuls 882 ont été retenus.
Plus de 220 candidats, dont 14 députés sortants, ont été purement et simplement exclus du processus, tandis que trois listes de wilayas ainsi que la liste de la communauté établie à Paris ont été rejetées.
Bien que le leader du parti ait affirmé « respecter les décisions de justice » après le rejet de ses premiers recours, cette mise à l’écart officielle à Alger prive désormais le parti de la plus importante circonscription du pays.