Coup de pouce salarial à l’ADS : Plus de 4 000 travailleurs bénéficiaires
Attendue depuis 2012, la mise en œuvre de la nouvelle convention collective de l’Agence de développement social (ADS) a été officiellement lancée par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji. Les augmentations salariales qu’elle prévoit entreront en vigueur dès ce mois d’avril, avec un effet rétroactif à partir de janvier 2026, a annoncé la ministre.
Présidant la cérémonie de lancement de cette convention, la ministre a mis en avant la portée sociale et professionnelle de cette réforme, fruit d’un processus de concertation engagé depuis près d’une année avec les partenaires sociaux.
Cette nouvelle convention collective intervient après plus de quatorze ans sans révision du texte régissant les conditions de travail au sein de l’ADS, dont la dernière version remonte à 2012. Elle concerne plus de 4 000 employés, toutes catégories confondues, notamment les techniciens supérieurs répartis à travers 1 541 communes, ainsi que les cadres des cellules de proximité, au nombre de 340.
Selon la ministre, cette révision vise à instaurer « un cadre professionnel et social plus motivant et plus équitable », tout en renforçant les droits des travailleurs et en valorisant leur rôle dans la mise en œuvre des programmes sociaux au niveau local.
Au cœur des mesures introduites, figure la revalorisation du point indiciaire, base de calcul des salaires, ainsi que la révision à la hausse de plusieurs primes et indemnités.
La convention prévoit également la création de deux nouvelles primes, à savoir la prime de guichet, destinée aux agents en charge de la gestion des dispositifs de soutien social au niveau des communes et la prime d’informatique, accordée aux personnels spécialisés dans les systèmes informatiques, notamment pour la sécurisation des réseaux et le développement des applications.
Ces dispositions traduisent, selon la ministre, la volonté de mieux reconnaître les compétences des agents et d’améliorer leur pouvoir d’achat.
Au-delà des aspects financiers, la convention collective a fait l’objet d’une refonte en profondeur sur le plan juridique et organisationnel. Le texte a été allégé, passant de 264 à 198 articles, après suppression des dispositions redondantes ou contradictoires.
La ministre a insisté sur l’importance de la clarté rédactionnelle, soulignant que la nouvelle convention a été élaborée en langue arabe, considérée comme référence officielle, avec une formulation précise afin d’éviter toute ambiguïté dans l’interprétation des dispositions.
Le document a également été harmonisé avec la législation du travail en vigueur, tout en intégrant une meilleure organisation des parcours professionnels, notamment en matière de promotion et d’avancement.
Dans son intervention, Soraya Mouloudji a tenu à saluer la qualité du travail accompli dans le cadre de la révision de cette convention, mettant en avant « le sens des responsabilités et l’esprit de dialogue » ayant caractérisé les échanges entre l’administration et les représentants des travailleurs, affiliés à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA).
Elle a considéré que cette démarche participative a permis d’aboutir à un texte équilibré, garantissant à la fois les droits des travailleurs et la stabilité de l’institution.
La ministre a inscrit cette réforme dans la politique sociale globale de l’État, rappelant l’importance accordée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’amélioration des conditions de travail et à la consolidation des mécanismes de protection sociale.
Elle a souligné que cette convention constitue « un acquis qualitatif majeur », renforçant les droits professionnels et sociaux des employés tout en contribuant à l’amélioration des conditions de travail sur le terrain.