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Culture

Couleurs en prose de Ouzzani

Couleurs en prose de Ouzzani

Lors de son vernissage, ce samedi 21 janvier, à la galerie Baya du Palais de la Culture Moufdi-Zakaria d’Alger, l’exposition Couleurs en prose de l’artiste peintre Mohamed Chafa Ouzzani dévoile une cinquantaine d’œuvres dont une dizaine de nouveautés.

Visible jusqu’au samedi 11 février, cette nouvelle exposition rassemble une cinquantaine de toiles inhérentes à la carrière de l’artiste d’une vingtaine d’années et augmentée d’une dizaine de nouvelles créations.

Dans son approche, le peintre Mohamed Chafa Ouzzani propose des œuvres dont les formes géométriques et riche palette de couleurs traduisent des sentiments et des contemplations spirituelles.

Dans Signes d’antan – sa première toile de l’an 2017 – et Signes du temps, l’artiste met en valeur la sagesse acquise au fil du temps au moyen de dorures en relief qui évoquent des rides parcourant la ville, comme il explore les symboles de tatouages traditionnels dans des œuvres comme Impulsion. Ses nouvelles œuvres dénotent pour la plupart un rapprochement entre l’architecture et la peinture dans un univers très diversifié en couleurs.

Fragments d’automne, Egarement ou encore Ville solitaire traitent dans un style abstrait de la libération de l’esprit et de l’imaginaire, détournant la géométrie pour évoquer des concepts et non plus des maquettes rigides.

Dans d’anciennes œuvres, il a présenté des visions décalées de la cité et des constructions, en couchant sur la toile ce qui est irréalisable en architecture. Dans la présente collection, l’artiste peintre traite d’ « émotions d’une ville sans âme, dépeuplée ou meurtrie », rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Dans cette série qui s’apparente davantage à l’archi-peinture, Mohamed Chafa Ouzzani explore différents styles architecturaux, allant de la cité orientale à la ville moderne en passant par le mauresque, avec une palette de couleurs très riche attribuant des mouvements et des émotions à des bâtisses ainsi libérées de toute contrainte de l’architecture.

L’artiste a également exposé nombre de portraits figuratifs, remontant à une vingtaine d’années, inspirés du travail de M’hamed Issiakhem et évoquant des figures tourmentées et usées par des années de terrorisme, et où des femmes apparaissent en filigrane.

Il en est ainsi aussi, lors de sa dernière exposition en décembre dernier, à la galerie Aicha Haddad à Alger, avec une trentaine d’œuvres dont le thème générique sera axé sur la libération de la création. Architecte de formation, Mohamed Chafa Ouzzani est lauréat de plusieurs concours nationaux d’architecture. Sa passion pour le dessin et la peinture le mènera à s’affirmer au début des années 1990 dans un style semi-figuratif, avant de s’investir dans la création plus abstraite. 

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