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Nationale

Abdelmadjid Sidi Saïd devant le juge lundi 24 octobre

Abdelmadjid Sidi Saïd devant le juge lundi 24 octobre

L’ancien secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, comparaît ce lundi, pour la première fois, devant le juge pour de lourdes affaires de corruption.

Sidi Saïd, qui a présidé l’UGTA pendant plus de 20 ans, devra répondre au président du pôle judiciaire financier et économique au sujet de plusieurs affaires de corruption incluses dans la loi 06/01 de lutte contre la corruption. L’ancien patron de la Centrale syndicale devrait, en effet, se présenter à la barre des accusés en compagnie de ses deux enfants et d’un certain nombre d’accusés dans le cadre de deux affaires de corruption.

La justice s’intéressera également aux biens mal acquis par Sidi Saïd et ses enfants, dont la fameuse entreprise parisienne Sugar Company, spécialisée dans la vente des gâteaux de luxe, et une boulangerie haut de gamme dans l’un des quartiers chics de Paris, propriété de l’ancien patron de l’UGTA. A cela s’ajoutent plusieurs autres entreprises, des voitures luxueuses, des villas et des comptes bancaires à l’intérieur du pays et à l’étranger.

Il convient de rappeler que l’ancien dirigeant de l’UGTA a été placé en détention provisoire le 12 mai de l’année en cours. Sidi Saïd avait comparu, dans la matinée de la même journée, devant le procureur de la République près la même juridiction, en compagnie de ses deux fils pour être auditionnés sur des affaires de corruption.

Le juge d’instruction a, par la suite, ordonné le placement en détention provisoire de l’ex-SG de l’UGTA et de l’un de ses fils, alors que l’autre a été placé sous contrôle judiciaire. Abdelmadjid Sidi Saïd a quitté son poste de SG de l’UGTA qu’il a occupé depuis 1997, après avoir annoncé en juin 2019 son intention de ne plus se présenter pour un nouveau mandat à l’occasion de la tenue du congrès de l’UGTA.

Pour rappel, Abdelmadjid Sidi Saïd a déjà comparu devant le tribunal criminel de Blida, il y a plus de quinze ans dans le procès d’El Khalifa Bank. Alors qu’il était président du conseil d’administration (CA) de la Caisse nationale des assurances sociales (CnasCNAS Caisse nationale de la sécurité sociale), il avait signé et ordonné le placement des fonds de caisse de l’argent des cotisants de la CNAS, et cela à l’insu des membres du CA. Lors de ce procès, il avait été interrogé en tant que témoin et avait déclaré aux juges qu’il a « ses responsabilités ». On l’avait accusé sur l’utilisation des excédents de la trésorerie de la CNAS pour des placements douteux au niveau de cette banque privée.

Selon son témoignage à l’époque, il avait indiqué que ces placements étaient approuvés par le ministère. Les montants de ces placements n’ont jamais été connus avec exactitude, bien que certains avancent le chiffre de plusieurs dizaines de milliards de centimes, ce qui était énorme à l’époque des faits.



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