Coopération tripartite entre l’Algérie, la Chine et l’Unicef : Une nouvelle impulsion pour la modernisation du système de santé
Une nouvelle impulsion a été donnée à la coopération sanitaire entre l’Algérie, la Chine et l’Unicef, à l’occasion d’une réunion tenue au siège du ministère de la Santé. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a reçu l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Algérie, Dong Guangli, ainsi qu’Eva Milas, représentante adjointe du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en Algérie. Cette rencontre visait à approfondir les mécanismes de coopération entre les trois partenaires et à identifier de nouveaux domaines de collaboration au service de la santé publique, indique un communiqué du ministère.
Evoquant les relations entre Alger et Pékin, le ministre a souligné que celles-ci remontent aux années 1960 et constituent « un modèle de coopération exemplaire dans le domaine de la santé », reposant sur une longue tradition d’amitié et de partenariat.
Il a rappelé que les missions médicales chinoises, présentes en Algérie depuis plusieurs décennies, ont largement contribué au développement des services de santé dans plusieurs wilayas, à travers la prise en charge spécialisée, la formation des professionnels de santé, le transfert de compétences et les échanges scientifiques.
Mohamed Seddik Aït Messaoudène a également salué le rôle de l’Unicef dans l’accompagnement des politiques publiques de santé. Il a qualifié l’organisation onusienne de « partenaire essentiel » dans la mise en œuvre des programmes nationaux consacrés à la santé de la mère et de l’enfant, au renforcement de la prévention et au développement des capacités du secteur, soulignant que cette coopération s’inscrit dans la durée et accompagne les priorités définies par les pouvoirs publics.
De son côté, l’ambassadeur de Chine, Dong Guangli, a mis en avant la solidité des relations bilatérales et réaffirmé la volonté de son pays de poursuivre son soutien au secteur de la santé en Algérie. Il a notamment annoncé l’entrée en fonction de la 29ᵉ mission médicale chinoise, dont les membres seront déployés dans plusieurs établissements hospitaliers à travers le pays afin d’accompagner les équipes médicales algériennes. Selon lui, cette nouvelle mission illustre « la profondeur des liens d’amitié, de solidarité et du partenariat stratégique » entre les deux pays.
Pour sa part, Eva Milas a réaffirmé la disponibilité de l’Unicef à poursuivre son accompagnement des autorités sanitaires algériennes. Elle a indiqué que l’organisation est prête à mobiliser son expertise technique pour soutenir les priorités de l’Algérie, notamment la numérisation du système de santé, le renforcement de la santé maternelle et infantile ainsi que le développement des capacités institutionnelles.
Au cours des échanges, le ministre de la Santé a présenté les principaux axes de la stratégie nationale de santé et les réformes engagées pour améliorer la qualité des soins. Il a exprimé la volonté d’orienter cette coopération vers des domaines prioritaires, notamment la santé de la mère et de l’enfant, les soins de proximité, la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles, en particulier le diabète et l’hypertension artérielle, ainsi que le développement de la santé scolaire et le renforcement des services de gynécologie-obstétrique.
Le ministre a rappelé que les maladies chroniques représentent aujourd’hui un défi majeur pour les systèmes de santé et nécessitent le renforcement des actions de prévention, de dépistage précoce et de suivi médical afin d’améliorer la prise en charge des patients et de réduire les complications.
Il a également insisté sur l’importance de la transformation numérique, désormais considérée comme un axe stratégique de la réforme du secteur. La numérisation des structures de santé, le développement de systèmes d’information performants et la maintenance des équipements biomédicaux figurent, selon lui, parmi les priorités pour garantir la continuité, l’efficacité et la qualité des prestations de santé. La digitalisation devrait également améliorer la gestion des établissements hospitaliers, faciliter le partage des données médicales, renforcer le suivi des patients et optimiser la gouvernance du système de santé.
Les discussions ont enfin porté sur les perspectives d’une coopération plus structurée entre les trois partenaires. Les participants ont convenu de mettre en place des mécanismes techniques chargés d’identifier les projets prioritaires, d’assurer leur suivi et d’évaluer régulièrement leur mise en œuvre afin de garantir des résultats concrets. Ils ont également souligné l’importance du partage d’expertise, de la formation des ressources humaines, de l’innovation médicale et du développement des outils numériques pour accompagner la modernisation du secteur.
A l’issue de la rencontre, les trois parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer cette coopération tripartite et d’intensifier leur coordination autour de projets innovants, avec pour objectif de soutenir durablement la modernisation du système national de santé et d’améliorer la qualité des soins au bénéfice des citoyens.