Coopération sanitaire algéro-belge : Consolider le partenariat et la coopération médicale
Dans une volonté commune de hisser la coopération sanitaire algéro-belge à un niveau supérieur, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a reçu l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Algérie, Jean Jacques Quairiat. Une rencontre placée sous le signe de la mémoire partagée, de la consolidation des partenariats existants et l’ouverture de nouvelles perspectives de collaboration au service du système de santé. C’est ce qu’a indiqué, hier, un communiqué du ministère.
Dès le début des échanges, les deux parties ont tenu à souligner « l’excellence des relations d’amitié et de coopération » unissant l’Algérie et le Royaume de Belgique. M. Aït Messaoudène a affirmé que ces relations reposent sur « des fondements solides de respect mutuel, de confiance réciproque et de bénéfices partagés », mettant en avant leur dimension humaine, historique et mémorielle. A ce titre, il a évoqué « les positions de solidarité exprimées par la Belgique durant la révolution de libération nationale », soulignant que « ces prises de position en faveur du droit du peuple algérien à la liberté et à l’indépendance demeurent profondément ancrées dans la mémoire collective et continuent d’inspirer la coopération actuelle ».
Dans ce contexte, le ministre a estimé que « la dynamique positive que connaissent aujourd’hui les relations algéro-belges ouvre des perspectives prometteuses pour un partenariat renforcé dans le secteur de la santé », appelant à traduire cette volonté politique commune en projets concrets, structurés et durables.
L’ambassadeur de Belgique a, pour sa part, exprimé « l’attachement de son pays au développement d’une coopération institutionnelle ambitieuse avec l’Algérie », saluant les réformes engagées et les efforts consentis pour moderniser le système national de santé. Dans cette optique, il a proposé « le lancement de projets de jumelage entre des établissements belges et l’Institut national de santé publique, ainsi que l’Ecole nationale de management et d’administration de la santé », soulignant que « ces initiatives favoriseraient l’échange d’expertises, le transfert de compétences et le développement de bonnes pratiques en matière de gouvernance sanitaire ».
Les deux parties ont également évoqué « la possibilité de conclure une convention de coopération et de mettre en place une commission mixte dès 2026 », considérant que « l’environnement institutionnel et les conditions techniques sont aujourd’hui favorables à la réussite de ce projet ».
Dans le prolongement de ces échanges, le ministre a plaidé pour « l’élargissement des domaines de coopération à des spécialités médicales de pointe », mettant particulièrement l’accent sur la chirurgie cardiaque, notamment pédiatrique. Il a souligné que « la prise en charge des enfants atteints de cardiopathies constitue une priorité de santé publique », rappelant que la politique nationale en la matière repose sur « une approche intégrée, fondée sur la coopération entre les différents secteurs et la mobilisation de l’ensemble des compétences nationales ». Dans ce cadre, il a estimé que « l’expérience européenne, et plus particulièrement belge, pourrait constituer un apport qualitatif important ».
En outre, M. Aït Messaoudène a également exposé les grandes orientations de la politique sanitaire nationale, mettant en avant « la stratégie de création de centres hospitaliers structurés en véritables pôles de santé d’excellence », conformément aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a précisé que « cette approche vise à garantir une meilleure répartition des soins spécialisés à travers le territoire national, à améliorer la qualité des prestations et à réduire les transferts de patients vers l’étranger ». Dans cette perspective, il a relevé l’importance « du rôle central de la formation continue et du renforcement des compétences des personnels médicaux et paramédicaux ».
Le ministre a tenu à souligner que « l’investissement dans le capital humain constitue un pilier essentiel de la réforme du système de santé », appelant à développer des programmes de formation conjoints, des échanges d’experts et des cycles de perfectionnement au profit des professionnels algériens.
L’ambassadeur belge a accueilli favorablement cette approche, affirmant que « son pays est disposé à accompagner l’Algérie dans ses efforts de montée en compétences, à travers des partenariats ciblés et pragmatiques ».
En conclusion de la rencontre, les deux parties ont convenu de « désigner des points focaux chargés d’assurer le suivi opérationnel des projets de coopération », que ce soit par l’organisation de réunions en présentiel ou par le recours aux technologies de visioconférence. Elles ont également exprimé leur volonté de « préparer, dans les meilleurs délais, un mémorandum d’entente » destiné à « encadrer et renforcer durablement la coopération algéro-belge dans le domaine de la santé, au bénéfice des deux peuples ».