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Nationale

Consultations entre l’Algérie et l’Argentine: entre ambitions et attentes

Consultations entre l’Algérie et l’Argentine: entre ambitions et attentes
Rozencwaig (à gauche) et Orodoqui (à droite)

Entre Alger et Buenos Aires, c’est une longue histoire de coopération, de compréhension et d’amitié qui remonte aux premières années de l’indépendance algérienne. Les deux pays projettent d’ailleurs de sceller le 60e anniversaire de cette relation en 2024 en insufflant davantage  de projets de partenariat ainsi que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays qui restent modestes.

C’est en tout cas l’ambition affichée par Claudio Javier Rozencwaig Sous-secrétaire argentin chargé de la politique extérieure au ministère des Relations extérieures, du Commerce international et du Culte et son collègue Ramiro Ordoqui Sous-secrétaire chargé des questions économiques, bilatérales et multilatérales au cours d’un point de presse organisé mardi soir 22 novembre au siège de l’ambassade d’Argentine à Alger.

Les deux diplomates participaient le même jour à Alger de la 7ème session des consultations politiques entre les deux pays.

« Ces pourparlers ont servi d’occasion pour réaffirmer les liens qui unissent les deux pays dans divers domaines dans un monde marqué par la reconfiguration globale », a affirmé M. Rozencwaig, soulignant que « les segments de coopération bilatérale entre Alger et Buenos Aires ne manquent pas à savoir du nucléaire civil, la technologie, le secteur pharmaceutique, la médecine en passant par les céréales et l’agro-alimentaire».

Cette session coprésidée par l’ambassadeur Mohamed Merrah, Directeur général Amérique au Ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger et Claudio Javier Rozencwaig, Sous-secrétaire argentin chargé de la politique extérieure au ministère des Relations extérieures, du Commerce international et du Culte est considérée par les observateurs comme un jalon supplémentaire dans le partenariat entre les deux pays.

« Même si le volume d’échange reste déficitaire et en deçà des ambitions d’Alger et de Buenos Aires, les deux capitales aspirent à mettre sur pied les mécanismes à même de booster des échanges », a affirmé M. Rozencwaig.

Déjà sur les questions céréalières, l’Argentine, grand producteur mondial de blé, a vu sa production baisser de 45% à cause de la sècheresse, selon la Bourse de Céréales de Buenos Aires.

« En dépit de cet épisode, nous restons à la disposition de l’Algérie pour soutenir en blé la demande locale », a assuré son collègue M. Ordoqui qui a précisé que les effets de cette baisse.

Le même responsable indiquera qu’un forum entre les hommes d’affaires argentins et algériens est en cours de préparation qui servira de plateforme pour explorer davantage d’opportunités de coopération et d’échanges commerciaux.

Exemple historique de partenariat Sud-Sud, les Algériens se souviendront que c’est l’Argentine qui a aidé l’Algérie à acquérir son premier réacteur nucléaire civil à Draria. Et les perspectives de renforcer cette relation privilégiée sont nombreuses, notamment dans le domaine de la médecine nucléaire, les Argentins étant des spécialistes en la matière.

Autre point de convergence, les questions internationales. Les deux pays ont émis le vœu de rejoindre le groupe des BRICS, marquant ainsi leur préférence géopolitique à un monde multipolaire

De plus, l’Argentine soutient la résolution de la question du Sahara Occidental dans le plein respect des résolutions de l’Onu, « Sur ce dossier, Buenos Aires appui les efforts déployés par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel pour trouver une solution politique acceptable pour les parties, dans le cadre des résolutions des Nations Unies. , a rappelé M. Rozencwaig qui brasse une carrière de diplomate de plus de 30 ans qui l’a conduit au sein des institutions onusiennes notamment la FAO.

Ainsi, les ambitions sont grandes tout comme les attentes afin de hisser le partenariat algéro-argentin au niveau de l’histoire de la coopération entre les deux pays. Ces ambitions devraient être peaufinées à la faveur de la visite attendue du ministre des affaires étrangères argentin lors du premier trimestre de 2023 qui sera suivie par celle de son homologue algérien à Buenos Aires.

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