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Nationale

Constantine: une détermination malgré la canicule

Constantine: une détermination malgré la canicule

Munis pour la plupart de gourdes et de bouteilles d’eau minérale, les Constantinois ont investi, ce vendredi, malgré la canicule, les principales avenues de la cité du Rocher. Des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont battu le pavé pour le seizième vendredi consécutif, défiant des conditions métrologiques des plus pénibles. Le mercure avait affiché hier 40 degrés à la mi-journée.

Des dizaines de bénévoles placés en plusieurs points de l’itinéraire habituel formant une boucle entre l’avenue Ahmed-Belouizded et la rue Abane-Ramdane avaient pour mission de distribuer des bouteilles d’eau pour les manifestants. Il fallait pour les marcheurs faire face aussi à la rigueur de Dame nature. Il était difficile de résister au léger vent chaud et sec auquel était soumise hier la région de Constantine.

Le discours du chef de l’Etat adressé à la nation au second jour de l’Aïd n’a pas réussi à calmer les esprits. Le départ d’Abdelkader Bensalah et celui du chef du gouvernement, Noureddine Bedoui, étaient toujours brandi comme des mesures indiscutables pour une véritable sortie de crise. Les manifestants ont appelé le chef d’état -major, « véritable centre de décision », à être à la hauteur de l’historique occasion qui s’offre au pays tout entier pour « sauver la démocratie ».

« Dawla madanya machi askarya » ou encore « echaâb waï machi nya » (le peuple est éveillé, n’est pas naïf), « Gouvernement d’entente nationale » sont entre les autres revendications des manifestants, lesquels avaient insisté sur le fait que l’actuel Exécutif conduit par l’ex-ministre de l’Intérieur sous Ahmed Ouyahia n’offre aucune garantie pour la tenue d’élections libres et transparentes ; ceci malgré les garanties « annoncées » par le chef de l’Etat dans son discours transmis en direct avant-hier sur plusieurs chaînes de télévision.

Si pour beaucoup l’invitation au dialogue reste une option à ne pas négliger, pour certains la formation d’un gouvernement de transition est une condition sine qua non pour une réelle sortie de crise. Ce fut en tout cas le porte-étendard de quelques manifestants regroupés pour débattre à ciel ouvert de la situation.

Les noms de Taleb Ibrahimi et d’Ahmed Benbitour même s’ils sont loin de faire consensus, ont tout de même été suggérés par plusieurs courants. Des pancartes ont été brandies en soutien à l’option. « Ahmed Taleb Ibrahimi chef d’Etat ets Ahmed Benbitour chef du gouvernement pour une période de transition », pouvait-on lire, entre autres, sur des banderoles.

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