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Nationale

Constantine : Les manifestants refusent d’abandonner leur «rêve»

Constantine : Les manifestants refusent d’abandonner leur «rêve»

La foule a été encore une fois au rendez-vous à Constantine. La mobilisation n’a guère faibli et les manifestants ont battu le pavé pour la trente-cinquième fois. Ce qui a retenu l’attention hier c’est la présence féminine qui a repris ses droits, après un relatif repli notamment durant les quatre dernières semaines. Elles étaient en force ce vendredi et de tous les âges.
La manifestation a débuté vers 14 heures, le temps que la masse humaine se densifie. La reprise en chœur des slogans scandés ces derniers temps, surtout après l’annonce de la tenue le 12 décembre contre vents et marées d’un scrutin présidentiel que d’aucuns parmi les manifestants considèrent inopportun et même « insensé » avec le gouvernement actuel dirigé par l’une des figures les plus décriée du système, Nourredine Bedoui, accusé même d’être « l’instigateur » de la fraude des dernières élections tenues en 2017 sous le règne du président déchu.
La manifestation a vu des milliers de marcheurs s’en tenir aux habituels parcours entre l’avenue Abane-Ramdane « ex-Rue Roll » et le boulevard Mohamed-Belouizdad « ex-Rue Saint-Jean », en passant par la place de la Brèche jouxtant le Théâtre régional de Constantine.
Durant toute la manifestation, et comme les précédents rendez-vous hebdomadaires des deux derniers mois, un nom revenait pratiquement sur toutes les lèvres, celui de Gaïd Salah. Il est accusé d’avoir trahi le mouvement populaire lequel a cru en ses promesses « salvatrices ». Les manifestants de la capitale de l’Est n’ont pour autant pas abdiqué, et pour preuve : « Gaïd Salah ya h’na ya n’touma makach l’vote maa el issaba. » (Gaïd Salah c’est nous ou vous et il n’y aura pas de vote avec les figures de la bande), une manière de prouver que le mouvement né le 22 février est parti pour durer jusqu’à édification d’un Etat de droit.
La libération des détenus politiques et d’opinion était aussi entre autres une exigence des marcheurs, Bouregaa et Tabbou, notamment, deux détenus qui semblent avoir réussi de là où ils sont à s’imposer comme icones du mouvement citoyen.
Le service d’ordre toujours très présent n’a toutefois pas eu à intervenir.
Les habituels débats animés par d’anonymes citoyens ont par la suite pris le relais comme c’est devenu l’habitude. Ce rendez-vous hebdomadaire a permis ainsi aux présents de discuter sans complexe des développements de la scène politique et aussi d’étaler leurs visions du long chemin qui reste à parcourir pour que soit « libérée l’Algérie », dixit l’un d’eux, lequel a poursuivi : « Je refuse d’abandonner mon rêve »

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