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Nationale

Constantine : Le ministre de l’Enseignement supérieur chahuté

Constantine : Le ministre de l’Enseignement supérieur chahuté

Comme il fallait s’y attendre, la visite ce lundi du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique n’a pas été de tout repos, du moins à son début, pour le représentant du gouvernement « décrié » de Noureddine Bédoui. Tayeb Bouzid a toutefois réussi à « ignorer » les « chahuts » provoqués à l’entrée de la Faculté des Sciences de la terre et de la géographie à Zouaghi Slimène, première halte de sa virée constantinoise. Les habituels slogans hostiles au maintien des figures du pouvoir légué par Bouteflika ont été scandés par une masse estudiantine agglutinée à l’entrée de la structure.

Le ministre réussira tout de même, contre vents et marées, à accomplir sa mission. Il sillonnera plusieurs pavillons universitaires à travers les trois universités, Constantine 1, 2 et 3, et, inaugurera même un laboratoire de recherche en mécanique à Constantine 1 au niveau de l’institut de mécanique à Chaab Erssas.

L’ex-recteur de l’université Mostefa-Benboulaid de la capitale des Aurès, diplômé de l’université de Washington aux Etats-Unis n’a pas usé de mots tendre envers la langue française jugée, en des propos nuancés, inopportune pour les travaux de recherche universitaire. Il affichera clairement son soutien au récent mouvement anglophone visant à substituer la langue de Shakespeare à celle de Molière du moins dans les travaux de recherche.

« Il s’agit d’aider nos chercheurs, a-t-il essayé de faire comprendre, car ce n’est pas la langue française mais la langue anglaise qui est l’outil de travail le plus utilisé dans la recherche scientifique au niveau mondial. Et nous tendons à sa généralisation à ce niveau dans un avenir proche », a expliqué en substance le membre du gouvernement. Ajoutant que l’Algérie va s’orienter progressivement vers l’utilisation de la langue anglaise dans ses universités, principalement dans le secteur de la recherche ».

Il dira, cependant, que la balle reste dans le camp des étudiants doctorants notamment et des professeurs pour apporter les éléments nécessaires à l’enrichissement de l’objectif.

« Nous comptons sur les étudiants et les chercheurs pour nous accompagner dans cette direction au niveau du processus de mise en place des outils pédagogiques et d’un dialogue constructif au niveau académique qui se déroulera au sein des comités pédagogiques à tous les niveaux entre les principaux concernés, notamment les étudiants du doctorat », dira-t-il. Et, pour soutenir ses propos, le ministre a déclaré « qu’il veut » que « notre pays entre de plain-pied dans le processus de mondialisation en matière de recherche scientifique ».

Le projet rappelons-le a été via un sondage, lancé sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à la population estudiantine et au corps enseignant à l’intérieur et à l’extérieur du pays afin qu’ils donnent leurs avis. Une initiative que beaucoup ont trouvée trop osée dans la mesure où l’actuel gouvernement en charge pour une période très courte des affaires du pays n’avait pas à trop engager l’université dans une voie aussi cruciale. Certains diront que la démarche devait être soumise à des experts en vue d’étudier la faisabilité du projet avant de le soumettre à approbation, partant, à son application, et cela devrait se faire à long terme.

D’aucuns avaient déjà remarqué que le sondage lancé par l’actuel ministre, diplômé d’une université anglophone, avait été rédigé seulement en arabe et en anglais, au moment où, précise-t-on plus de la moitié du corps enseignants, partie prenante dans ce projet est francophone.

Bref pour sa virée cirtéenne, le ministre a toutefois réussi à boucler le programme concocté par les autorités de Constantine. Après la faculté des Sciences de la terre, il s‘est rendu à l’université Constantine 1 des Frères Mentouri où il a inauguré le centre de recherche en mécanique de « Chaab-Ersas » avant de se diriger vers la ville nouvelle Ali Mendjeli où il a visité le centre de recherches en sciences pharmaceutiques à l’UV5. La délégation ministérielle clôturera sa tournée par une halte à l’université Constantine 3 Salah-Boubnider, où le chef du département a eu à superviser plusieurs unités scientifiques dont un « incubateur », la base de technologie de « prototypage », l’unité de recherche en sciences sociales et humaines et la « base des essais mécaniques ».

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