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Nationale

Constantine : La mobilisation toujours intacte

Constantine : La mobilisation  toujours intacte

Fidèles à leur attachement à l’édification sans conditions d’un Etat de droit, les Constantinois ont été nombreux ce vendredi à le prouver.Hommes et femmes de tout âge et enfants étaient comme à l’accoutumée des milliers à « vendredire » pour la quinzième fois consécutive en réponse, comme c’est aussi devenu l’habitude, aux propositions des tenants du pouvoir et à leur tête le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Saleh.

SI le mot d’ordre exigeant le départ des deux B, Bensalah et Bedoui en l’occurrence, était inébranlable, « La Bedoui, la Bensalah wahed fihoum mahou saleh » (Ni Bedoui ni Bensalah aucun d’eux n’est intègre), les manifestants ont dans leur majorité scandé « djazaïr madanya machi askarya », appuyant ainsi la dernière prise de position diffusée avant-hier par l’association des Oulémas.

Certes loin des masses populaires emportées par la vague « révolutionnaire » des premières semaines du mouvement citoyen entamé le 22 février dernier, d’aucuns ne pouvaient se douter hier qu’ils allaient assister à une démonstration de force de « jusqu’auboutistes » réellement attachés à l’idéal d’un Etat justicier, sans opération mains propres synonymes beaucoup plus de « démarches claniques de règlement de compte », lance un activiste universitaire au devant d’un des carrés. Le vice-ministre de la Défense n’a en tout cas pas été épargné par les slogans, dont certains lui suggérèrent purement et simplement de « se retirer » au moment où d’autres accueillirent, « sous le sceau de la sincérité » ses propositions de dialogue édictées lors de son dernier discours.

Universitaires, ouvriers, étudiants, journalistes et activistes politiques de toutes tendances s’associèrent pour sillonner les principales artères du centre de Constantine. Les alentours du cabinet du wali sont cependant restés « zone interdite ». L’habituel dispositif policier mis en place était plus que dissuasif.

Les débats étaient aussi à l’ordre du jour. Cette fois l’opportunité d’ouvrir un dialogue était mise en avant. Les manifestants s’interrogèrent toutefois sur les personnalités devant les représenter. Beaucoup sont restés sceptiques sachant que les manipulations du pouvoir sont légion.

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