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Nationale

Constantine: Des artistes tunisiens crient à la hogra

Constantine: Des artistes tunisiens crient à la hogra

Devant présenter un spectacle le jour de passation du flambeau entre Constantine et Sfax, future capitale de la culture arabe 2016, les représentants d’une troupe tunisienne crient à la hogra
et refusent de rentrer chez eux sans leur dû.

En attendant que se délient les langues, cette affaire suscite déjà la polémique moins d’une semaine après la clôture de la manifestation abritée durant l’année écoulée par Constantine. 

Les artistes tunisiens ont même refusé de s’alimenter au niveau de l’hôtel où ils séjournent depuis le 18 avril. Conviée pour se produire le 19 avril, la troupe tunisienne constituée d’une cinquantaine d’artistes, semble prise dans l’étau d’une affaire qui s’apparente à une escroquerie.

La troupe devait se produire à la salle Ahmed Bey le jour de clôture de la manifestation, seulement à en croire l’initiateur du projet, un artiste producteur travaillant pour son compte, le commissaire de CCCA avait refusé d’avaliser leur passage sur scène. Bien que, selon le producteur, le projet avait été présenté au mois de novembre 2015.

L’office national de la Culture et de l’Information, pour sa part destinataire du travail artistique en question au mois de février avait jugé le dossier présenté par l’intermédiaire relevant des prérogatives du commissariat de Constantine capitale de la culture arabe étant donné que c’était une production et non un spectacle comme expliqué par le producteur, le document fut alors transmis au secrétariat de l’institution dirigée par Samy Benchikh El-Hocine.

Ce dernier après avoir reçu l’intermédiaire n’aurait pas donné son feu vert pour au producteur lequel se serait engagé individuellement sans qu’aucune garantie ne lui soit donnée par les deux parties concernées (ONCI et CCCCA)

Du côté de l’ONCI, l’on infirme avoir un quelconque lien avec cette affaire. Selon un cadre de l’office, le groupe tunisien avait souhaité se produire au niveau de la salle Ahmed Bey moyennant une somme de 30 000 euros, ce qui avait été estimé excessif et par conséquent un refus leur a été formulé de la part du directeur de l’ONCI.

Toutefois et face au désarroi des membres de la troupe, M. Bentorki aurait proposé aux artistes tunisiens de se produire dans une autre salle pour une somme plus raisonnable, leur donnant au passage des assurances quant à leur prise en charge totale même pour leur retour vers la Tunisie.

Des offres que les artistes tunisiens avaient refusé dont la mesure où des garanties leur avaient été données par l’intermédiaire qu’ils allaient se produire dans la grande salle où devaient se tenir les festivités officielles marquent la fin de la manifestation.

En attendant que se dénoue cette affaire, les représentants de la troupe campent sur leur position, le producteur, initiateur du projet crie à l’injustice et l’ONCI dément toute implication dans cette affaire. Quant au commissariat de l’événement, son département de l’information persiste dans sa stratégie de communication par le silence.

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