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Nationale

Constantine a marché dans le calme

Constantine a marché dans le calme

Ils étaient plusieurs milliers de Constantinois à répondre ce vendredi à l’appel « anonyme » lancé il y a quelques jours via les réseaux sociaux appelant les Algériens à se mobiliser dans le calme contre « un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika ».
Rendez-vous a donc été pris et surtout respecté par les facebookers de la troisième ville du pays et l’on pouvait constater que les marcheurs étaient de toutes les franges sociales et de tous les âges. Tôt le matin, un climat peu ordinaire était perceptible à travers toute la ville et l’on ne jurait ici et là que par l’engagement de toute la population à se mobiliser pour « dire son mot ».
Les forces de l’ordre avaient même pris position dès les premières heures à tous les points stratégiques, et les éléments antiémeutes casqués et munis de matraques étaient postés aux principales artères du centre-ville, notamment celles menant au siège de la wilaya. Les citoyens ont commencé à converger vers le centre de tous les quartiers et cités de la périphérie dès 13h30. Même la suspension de l’activité des transports en commun, dont le tramway, ne les a pas découragés, et des centaines allaient prendre part à la marche au sortir des mosquées.
La foule s’est ébranlée du centre de la ville au boulevard Belouizdad (ex Saint-Jean) avant de rejoindre la Pyramide jouxtant la brigade de la Gendarmerie nationale, en contrebas du siège de la wilaya. Des centaines de manifestants se joindront alors à la foule qui fut empêchée par la mobilisation policière de rejoindre le cabinet du chef de l’exécutif local.
Hissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Non au cinquième mandat », « Y en a marre du pouvoir des groupes maffieux », « Algérie libre démocratique », les gens ont manifesté dans le calme. Ils ont chanté l’hymne national ou encore « Chaâbou el djazairi mouslimoun », et scandé des slogans hostiles à la candidature pour un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika .
Les marcheurs ont en tout cas donné une bonne leçon de civisme, se limitant au parcours du tracé indiqué par les meneurs, qui ne semblaient afficher aucune appartenance partisane. Cela en attendant les réactions à l’appel « identifié », cette fois, lancé par le mouvement Mouatana et qui a donné rendez-vous aux Algériens dimanche 24 février, date symbole marquant le double anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et la création de l’Union générale des travailleurs algériens.
Union dont les appels du secrétariat général invitant les « travailleurs algériens » à cautionner une cinquième mandature de l’actuel locataire d’El Mouradia ont été plutôt mal vus. 

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