-- -- -- / -- -- --
Nationale

Consommation : Le prix du poulet repart à la hausse

Consommation : Le prix du poulet repart à la hausse

Le prix de la volaille est en hausse depuis quelques jours. Cela a causé beaucoup de désagréments aux ménages. En effet, le poulet est vendu dans les marchés entre 350 et 380 DA le kg. Un sentiment de colère et de ras-le-bol est affiché par le citoyen algérien qui ne sait plus où donner de la tête.

Suite à cette flambée des prix de la volaille, beaucoup de familles au revenu moyen – qui sont majoritaires dans la société- se plaignent de la difficulté d’acheter un poulet ; notons que la viande rouge et le poisson sont depuis quelques années hors de prix.

« Dans les marchés, les magasins n’affichent guère le prix du poulet, c’est à l’achat que les clients sont surpris par la hausse », témoigne Mohamed. Et d’ajouter : « Je n’en reviens pas, je viens de payer mon poulet à 1000 DA, si j’avais su je serais parti directement chez les poissonniers. » Ce père de famille refuse de se faire rembourser par fierté.

D’autre part Abderahmane, vendeur et professionnel de l’élevage de poulets, explique : « La raison de cette hausse des prix est le manque de marchandise, l’offre ne couvre pas la demande ». Selon lui cette flambée des prix est périodique, elle coïncide avec la rentrée sociale. Et d’ajouter : « Nous sommes des éleveurs de poulets et j’avoue que l’entretien de cet élevage demande beaucoup d’investissements ». Notre interlocuteur n’omet pas de souligner qu’« il y a quelques semaines nous l’avons vendu à 250 DA le kg, et cela n’arrange guère l’éleveur, du fait qu’il perd sa marge. Néanmoins ce produit doit être vendu de façon rentable aussi bien pour le consommateur que le fournisseur », conclut-il. Au marché de la cité du 8-Mai 45, ex-Sorecal, à Bab Ezzouar, Zoulikha, maman de trois enfants, témoigne : « Il est impossible pour moi de l’acheter à ce prix-là ! ». Elle nous explique qu’avec son revenu moyen et la cherté de la vie elle arrive à peine à boucler les fins de mois. Une septuagénaire rencontrée chez le marchand de volaille du quartier se contente d’acheter des parties de poulet au lieu d’un poulet complet. « Ainsi je débourse moins », dit-elle.

Contacté par nos soins, El Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), nous a confié que « le prix du poulet a augmenté pour plusieurs raisons. D’abord les éleveurs arrivent à la fin du quota qui a subvenu à la demande du consommateur pendant le mois du Ramadhan et toute la saison de l’été. » Le président de l’ANCA tient à rappeler que les « Algériens viennent de célébrer la fête de l’Achoura, ce qui a augmenté la demande de volaille, ainsi le consommateur achète ne serait-ce que la moitié du poulet ». La hausse des prix s’explique également par le prix du poussin, imposé par les gros éleveurs et qui tourne entre 100 et 120 DA l’unité, alors qu’il était à 30 dinars il y a quelques années, explique M. Boulenouar. Il souligne également que l’augmentation de la demande nationale sur le poulet a affecté les prix, la forte demande sur ce produit engendre automatiquement une hausse des prix et vice-versa.

El Hadj Boulenouar explique qu’« aujourd’hui la production annuelle de viande blanche avoisine 300 à 350 000 tonnes, cette moyenne ne peut pas satisfaire les besoins de 40 millions d’habitants, tandis que les besoins du marché national sont estimés à 500 000 tonnes », conclut notre intervenant.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email