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Nationale

Conséquence de la chute du prix du pétrole : Recul du PIB

Conséquence de la chute du prix du pétrole : Recul du PIB

Rien ne semble améliorer les tableaux et les chiffres économiques du pays. Après celui des changes et la cotation de notre pâle dinar face aux devises étrangères, ensuite celui des cours du baril sur les places mondiales, c’est au tour de notre PIB, produit intérieur brut, par habitant de connaitre une autre déprime et une tendance vers la baisse.

C’est encore une fois, une institution officielle qui donne le taux. L’office national des statistiques (ONS) vient de rendre public, via l’agence non moins officielle l’APS, une note qui signale ainsi que le PIB de l’Algérie a atteint 17.205,1 milliards de dinars( soit près de 213,5 mds de dollars) contre 16.643,8 milliards en 2013.

Selon l’ONS, l’économie nationale a enregistré une croissance de 3,8% en 2014, presque selon les prévisions des économistes, alors que la croissance du PIB hors hydrocarbures a connu une baisse conséquente pour s’établir à 5,6% contre 7,1% en 2013.

D’un autre côté, le PIB par habitant s’est établi à 5460,10 dollars en 2014 contre 5474,90 en 2013, soit une baisse légère, mais très indicatif sur la déprime qui plane sur l’économie nationale, notamment avec la dégringolade des cours du brut sur les marchés mondiaux et la chute vertigineuse des recettes pétrolières. Cependant, les experts estiment que notre économie reste encore tirée par le secteur des hydrocarbures, notamment au niveau de sa croissance.

C’est ce secteur qui est à l’origine des bons résultats de l’économie d’une manière générale. En 2013, le secteur des hydrocarbures a connu une décélération importante en raison de la baisse de son activité, conséquence directe ou indirecte avec l’attentat sur le site gazier de Tiguentourine en janvier 2013. Il aura fallu plus d’une année et demi pour ce secteur connaisse une timide reprise, bien que les marchés mondiaux restent figés et la demande moins pressante.

Par ailleurs, la chute de la monnaie nationale vient de franchir un autre palier de sa dégringolade entamée le mois dernier. Hier matin, face aux autres devises étrangères, le dinar a atteint un bas historique notamment face au dollar, avec une cotation à 105,84. Il y a trois jours, le dinar avait franchi le seuil psychologique en dépassant sur le marché interbancaire les 105 dinar pour un billet vert.

Même topo face à la monnaie européenne, l’euro, ou le dinar s’échange sur le marché officiel à 117,48 hier après midi. Sur le marché parallèle, c’est également la spirale, puisque le dinar connait des dévaluations jamais atteintes auparavant. Sombre tableau qui sera complété par la nouvelle baisse du baril de pétrole. Hier, le brent (référence pour le pétrole algérien) a connu une chute de 0,4% pour atteindre les 48,50 dollars le baril.

La valeur de notre pétrole a connu une perte phénoménale de 15% en quatre semaines et pour des commandes occidentales qui correspondent avec le début de l’hiver et d’une traditionnelle augmentation de la consommation domestique et industrielle. Par rapport à l’année dernière, le baril a perdu la moitié de sa valeur.

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