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Nationale

Conseil des ministres: Des aides pour les métiers affectés par la pandémie

Conseil des ministres: Des aides pour les métiers affectés par la pandémie

L’impact de la pandémie du Covid-19 sur l’économie nationale et la situation sanitaire dans le pays ont été essentiellement au centre de la réunion périodique du Conseil des ministres, tenu dimanche sous la présidénce du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune. 

Des mesures destinées à atténuer la pression et l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises, les PME/PMI, les professions libérales et les petits métiers, ont été évoquées, ainsi que des programmes de relance et de développement de certains secteurs économiques.
Suite au premier bilan de la commission d’évaluation des incidences économiques et sociales causées par la crise sanitaire Covid-19 présenté par le premier ministre Abdelaziz Djerad, une batterie de mesures a été prise.

 Il a été décidé dans ce sillage le gel du paiement des charges financières et des obligations fiscales et parafiscales, dues par les opérateurs économiques pour la durée correspondant à la période de confinement. Aucune sanction ou paiement de pénalités ne seront exigés de ces opérateurs durant cette période et les institutions financières concernées sont appelées à appliquer lesdites instructions.

Il sera question également d’évaluer de manière rigoureuse des préjudices subis et les manques à gagner enregistrés par les opérateurs économiques, en particulier en ce qui concerne les petites et moyennes entreprises et les petits métiers. Cette évaluation devra s’effectuer dans un cadre transparent et éviter les fausses déclarations.

Une aide financière ou allocation d’une valeur de 30 000 dinars sera destinée, dans ce sens, aux petits métiers (taxieurs, coiffeurs, etc.), pendant une période de 3 mois. Son octroi se fera sur la base d’une évaluation rigoureuse de la situation de chaque corporation, pendant les quatre derniers mois, et en vertu d’un décret exécutif qui devrait être prêt avant la fin de ce mois.

Par ailleurs, le Conseil des Ministres a examiné et adopté, ensuite, un projet d’ordonnance modifiant et complétant le code pénal pour assurer une meilleure protection des professionnels de la santé, présenté par le ministre de la Justice, Gardes des Sceaux.
Il vise à mettre en place un dispositif pénal approprié destiné à protéger les professionnels de la santé face à la montée inquiétante des actes d’agression subis dans le cadre de l’exercice de leur métier.

Aussi, le texte juridique réprimera tout acte d’atteinte à la dignité des patients et au respect dû aux personnes décédées par le biais de la publication d’images et de vidéos et condamne l’intrusion aux lieux non ouverts aux publics au sein des établissements hospitaliers, ainsi que les actes de destruction des biens et des équipements médicaux.
L’ordonnance en question prévoit des condamnations à des peines qui varient d’un an jusqu’à la perpétuité, en fonction du délit commis et de l’agression faite au personnel de la santé. À cela s’ajoute des pénalisations financières pour toute perte matérielle d’une valeur de 3 millions de dinars en sus d’une condamnation à une peine de deux à dix ans de prison.

Il a été décidé également la mise en place d’une assurance au profit des personnels relevant du secteur de la santé directement exposés aux risques de contamination. L’offre d’assurances comporte des garanties de prévoyance et une complémentaire santé et d’assistance à la personne, aussi bien médicale qu’à domicile.

En matière de prévoyance, elle prévoit les décès toutes causes, les décès liés au Covid-19 et les maladies redoutées. En termes d’assurances complémentaires, il est prévu des garanties de prévoyance contre les contaminations et les effets graves liés à l’exposition au virus.

Concernant la gestion de la situation sanitaire nationale, le président de la République a observé que, pendant un certain temps, des problèmes de coordination entre les structures de santé ont influé négativement sur la gestion de la lutte contre la pandémie. Il a mis l’accent à ce propos sur l’impératif de décentraliser la prise de décision au niveau local pour mieux circonscrire l’épidémie.

Le chef de l’Etat a tenu, à cette occasion, à saluer les efforts du secteur de la santé, des institutions et des universités qui ont fait que d’une situation de départ, où le pays ne disposait que d’un seul centre de dépistage, l’Algérie s’est retrouvée avec trente-deux (32) centres, allant jusqu’à quarante (40), avec l’apport des universités.

Cependant, il a regretté que les investigations des différents services de sécurité aient abouti à « démontrer que nombre d’actions qui ont touché des établissements du secteur de la santé ne visaient à rien d’autre qu’à ternir la réputation du pays et montrer qu’il était inapte à gérer la crise sanitaire ».
Il est aussi avéré qu’il s’agissait « d’actions destinées à pousser le personnel médical au désespoir, à travers de tels actes, qui sont allés jusqu’au sabotage », dénonce-t-on encore.

Des mains criminelles, conclut le chef de l’Etat, se sont permis de vider et de voler des bouteilles et des citernes d’oxygène, et même de voler les corps de personnes décédées et les exposer dans la rue, juste pour faire le buzz autour de ce qu’ils veulent démontrer comme l’incapacité de l’Algérie à faire face à la pandémie.

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