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Conseil de l’UE : L’Algérie un « partenaire pas fiable »

Conseil de l’UE : L’Algérie un « partenaire pas fiable »

L’Union européenne devrait changer sa vision à l’égard des approvisionnements en gaz algérien qui sont aujourd’hui perturbés suite à la baisse de la production algérienne. C’est ce que recommande avant-hier un rapport de la commission des affaires étrangères du Conseil de l’Europe, qui estime que la baisse de production du gaz algérien a révélé le besoin « imminent » pour l’Europe de réduire sa dépendance au gaz algérien et de la nécessité de se tourner vers de nouveaux fournisseurs.

« L’Algérie ne doit plus être considérée comme un fournisseur majeur de l’UE depuis la baisse des exportations cette année », a souligné le rapport. L’Union européenne dépense 1 milliard de dollars par jour pour son approvisionnement en gaz, dont plus de 60% provient de fournisseurs étrangers notamment l’Algérie, la Russie et la Norvège, rappelle le document.

« Le recul de la production gazière algérienne est intervenu au moment où l’Europe semble avoir le plus besoin d’augmenter sa demande en énergie en raison de la forte hausse en consommation », souligne le rapport qui ajoute qu’« une dépendance envers l’Algérie n’est pas une option tout à fait rassurante ».

L’Algérie connaît elle aussi une forte demande interne qui a contraint le gouvernement à placer le besoin de ses habitants au-dessus, sinon en parallèle des demandes estrangères. « Ce choix donne à penser que l’Europe en souffrira à l’avenir en termes d’approvisionnements », indique le rapport qui précise que faute d’investissements dans le gaz depuis l’attaque terroriste du site gazier de Tiguentourine, près d’In Amenas, le 16 janvier 2013, l’Algérie, 10e réserve mondiale, ne peut maintenir une capacité de production qui couvre les besoins du vieux continent.

L’attaque a coûté la vie à 37 ressortissants étrangers travaillant dans la base dirigée par un consortium composé de Statoil, BP et Sonatrach. Elle a mis à l’arrêt la base et perturbé les exportations pendant presque six mois, et a réduit la capacité d’exportation de 8 milliards de mètres cubes.

En 2013, les exportations de gaz s’élevaient à 45 milliards seulement de mètres cubes, alors qu’elle avait atteint 65 milliards de mètres cubes en 2005. À la fin de 2013, après que les recettes d’hydrocarbures aient chuté de 70 milliards de dollars en 2012 à 63 milliards de dollars l’an dernier.

Cela d’autant que les besoins internes atteindront 62 milliards de mètres cubes en 2018, soit une croissance de plus de 200% qui nécessite de nouvelles explorations. La réticence étrangère en matière d’investissement dans le domaine gazier algérien inquiète les Européens.

Aucun contrat gazier majeur n’a été signé par la Sonatrach avec des partenaires étrangers durant ses deux dernières années ; par contre, le gaz de schiste constitue l’option prise par le gouvernement pour répondre aux besoins énergétiques du marché local et supranational.

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