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Nationale

Conflit au complexe d’El Hadjar : Manipulation et affairisme flagrant

Conflit au complexe d’El Hadjar : Manipulation et affairisme flagrant

L’assemblée générale des travailleurs, qui s’est tenue hier dans l’enceinte du complexe sidérurgique d’El Hadjar pour décider du maintien ou non de l’actuel secrétaire général du syndicat UGTA d’ ArcelorMittal Algérie (AMA) Nourredine Amouri, n’a réuni qu’une soixantaine de travailleurs, soit un nombre infime par rapport au nombre total des 5 000 salariés que compte l’entreprise.

Contacté, Nourredine Amouri a déclaré que cette assemblée générale n’a regroupé que des travailleurs d’ArcelorMittal Pipes et Tubes Algérie (AMPTA) en grève illimitée depuis le 29 avril dernier et non ceux d’ArcelorMittal Algérie, estimant que les relais de Smaïn Kouadria, ex-SG du syndicat d’AMA, actuellement député, et qu’il accable de griefs plus graves les uns que les autres, notamment d’avoir réalisé des intérêts personnels sur le dos de l’entreprise, ont échoué dans leurs tentatives de déstabiliser le syndical.

Outre le retrait du téléphone cellulaire qui lui a été attribué lorsqu’il était à la tête du syndicat, Smaïn Kouadria se serait mis en colère dès que ses intérêts et ceux de ses proches furent dénoncés et mis à nu, insiste Nourredine Amouri qui affirme que ses rapports avec les travailleurs et le partenaire de la direction sont au beau fixe.

« Je continuerai à représenter dignement les travailleurs et à défendre l’outil de production réalisé au prix d’un lourd sacrifice humain et financier », a-t-il martelé, estimant qu’il est grand temps de réfléchir à la mise en place d’une coordination sans faille entre les ateliers pour faire aboutir le plan de réhabilitation de la zone chaude du complexe sidérurgique d’El Hadjar « C’est à ce prix qu’on pourra sauver ce qui reste de ce fleuron de l’industrie lourde de l’Algérie indépendante au lieu de persister à défendre des intérêts personnels et égoïstes, a-t-il argumenté. Ses adversaires font état, par contre, du retrait de confiance au SG UGTA d’AMA hier lors de l’assemblée générale qui aurait, selon eux, réuni entre 600 et 700 travailleurs en présence d’un huissier.

Comme pour amplifier et dramatiser la situation, certains d’entre eux vont jusqu’à parler de paralysie totale des installations du complexe et de la nomination d’un porte-parole des travailleurs, en l’occurrence le revenant Daoud Kichichi, jusqu’à l’organisation d’élections pour le renouvellement du syndicat. Ce qui est faux, selon des déclarations recueillies auprès de travailleurs au sortir du complexe sidérurgique dont les accès aux journalistes n’étaient pas possibles notamment à partir du poste de garde principal.

Il faut rappeler que Daoud Kichichi, ancien syndicaliste d’ArcelorMittal Algérie a été interdit de toute activité syndicale par les instances de l’UGTA et c’est à juste titre qu’il a été hier suspendu de son poste de travail par son employeur et aussi interdit d’accès au complexe.
Côté administration d’ArcelorMittal Algérie, des sources sûres avancent que pas plus de 100 travailleurs ont assisté, hier, à l’assemblée générale des travailleurs.
 

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