Conférence sur l'Ukraine en Suisse: Pékin décline l’invitation – Le Jeune Indépendant
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Conférence sur l’Ukraine en Suisse: Pékin décline l’invitation

Conférence sur l’Ukraine en Suisse:  Pékin décline l’invitation
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian.

La Chine a tourné le dos à la conférence sur la paix en Ukraine prévue mi-juin en Suisse, à laquelle la Russie n’a pas été invitée. Pékin préconise l’organisation d’une conférence acceptée à la fois par Kiev et Moscou.

Nouveau revers pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui avait encore appelé le 26 mai dernier Xi Jinping et Joe Biden à se joindre à la conférence sur l’Ukraine organisée en Suisse à la mi-juin.

La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité, ne fera pas le déplacement a clarifié la porte-parole du ministère des affaire étrangères. «Il existe un décalage évident entre d’un côté les dispositions prises pour la conférence et de l’autre les demandes de la Chine et les attentes générales de la communauté internationale, ce qui rend difficile la participation de la Chine», a déclaré Mao Ning, lors d’une conférence de presse.

«La Chine a toujours insisté sur le fait que la Conférence internationale de paix devait être reconnue à la fois par la Russie et par l’Ukraine, permettre la participation égale de toutes les parties et une discussion juste de tous les plans de paix», a insisté la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Plus tôt, citant plusieurs sources, Reuters avait affirmé que Pékin avait décliné l’invitation à se rendre en Suisse, soulignant le non-respect de ces exactes mêmes conditions.

«La Chine disait dès le début que la tenue de tels sommets sans participation de la Russie n’avait absolument aucun avenir», a réagi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. «Chercher des issues au conflit ukrainien sans participation de la Russie est tout à fait illogique, sans perspective et ne constitue pratiquement rien d’autre qu’une perte de temps», a-t-il estimé, soulignant que les points de vue de Moscou et Pékin sur ce sujet sont «tout à fait identiques».

Au début du mois de mai, alors en visite à Paris, le président chinois Xi Jinping avait insisté sur «l’organisation d’une conférence internationale de paix reconnue par la Russie et l’Ukraine, réunissant toutes les parties sur un pied d’égalité et permettant une discussion équitable».

Depuis l’annonce le 10 avril dernier, par le gouvernement helvète, de l’organisation de cette conférence à laquelle elle n’est conviée, la Russie a dénoncé une «voie sans issue».

De son côté, Sergueï Lavrov avait dénoncé, le 21 mai dernier, en marge d’un sommet des chefs des diplomaties de l’OCS à Astana, l’attitude «presque hystérique» avec laquelle Volodymyr Zelensky aurait exigé un soutien des chancelleries étrangères à sa formule de la paix.

Une formule en dix points, autour de laquelle, estime Moscou, la conférence en Suisse s’articulera. Celle-ci comporte notamment la réaffirmation des frontières de l’Ukraine datant de 1991, le retrait total des troupes russes, l’instauration d’un tribunal pénal international pour juger les «crimes de guerre russes» et une déclaration de la fin de la guerre.

Des exigences inconcevables selon Moscou, celles-ci étant synonymes de capitulation totale et ne suivant guère les réalités du terrain. «Le sens de cet événement est clair : rassembler autant de pays que possible, puis déclarer que tout est convenu, ensuite présenter cela à la Russie comme une question déjà résolue, comme un ultimatum» avait dénoncé le 17 mai, depuis la ville de Harbin dans le nord-est de la Chine, Vladimir Poutine, réitérant que la Russie demeurait prête à engager des négociations dès lors que celles-ci tiendraient compte des réalités du terrain.

Le président russe avait estimé qu’il était important que «ceux qui tentent de maintenir leur monopole» décisionnel fassent tout pour que ce processus «soit pacifique et sans conflit». «Il doit tenir compte de l’ensemble des opinions» de la communauté internationale, «être prêt à faire des compromis lors de prise de décisions complexes», avait poursuivi le président russe réassurant que le partenariat russo-chinois n’est «dirigé contre personne».

Concernant les sanctions de Washington, visant à perturber les transactions entre les deux pays limitrophes, Vladimir Poutine avait notamment estimé qu’il s’agissait d’une «grande bêtise» et d’une «énorme erreur» de la part des «élites politiques américaines». Selon le président russe, ces mesures unilatérales des États-Unis sapent la confiance dans le dollar et réduisent progressivement le statut du dollar comme monnaie de règlement et de réserve mondiale.

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