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Nationale

Conférence mondiale de l’UIP à Samarcande : L’Algérie appelle à faire respecter le droit sans exception

Conférence mondiale de l’UIP à Samarcande : L’Algérie appelle à faire respecter le droit sans exception
Justice et dignité pour tous.

Le respect du droit international ne saurait être à géométrie variable. C’est le message porté par la délégation algérienne à la 12e Conférence mondiale des jeunes parlementaires de l’Union interparlementaire (UIP), organisée à Samarcande, en Ouzbékistan, autour du thème « Rétablir les droits de l’homme, la justice et la dignité pour tous en période de crise ».

Lors des travaux de cette rencontre, l’Algérie a réaffirmé son attachement à la défense des droits fondamentaux et à l’application universelle des règles du Droit international des droits de l’homme et du Droit international humanitaire, mettant particulièrement en avant les conséquences des conflits sur les jeunes, avec un focus sur la situation des jeunes Palestiniens à Gaza, les crises au Sahel et les défis climatiques.

Intervenant lors d’une séance consacrée à la préservation des droits des jeunes en temps de crise, le président du groupe parlementaire du Front El Moustakbal au Conseil de la nation, Issam Nechma, a souligné « l’importance de respecter les clauses du Droit international des droits de l’homme et du Droit international humanitaire sans sélectivité ».

Une position qui prend une résonance particulière au regard de la situation à Gaza. Le parlementaire a estimé qu’il était impossible de parler de dignité humaine « sans évoquer la souffrance des jeunes Palestiniens, notamment à Gaza », rappelant ainsi que les principes consacrés par le droit international doivent s’appliquer à tous, sans distinction.

Nechma a également dénoncé le ciblage des jeunes dans les guerres et les conflits, qualifiant cette pratique de « tendance criminelle étudiée ». Soulignant que les jeunes constituent l’avenir des sociétés, il a soutenu que les violences qui les frappent ne se limitent pas aux pertes humaines et aux traumatismes immédiats, mais compromettent également leur capacité à participer au développement, au changement et à la construction de la paix.

Le représentant du Conseil de la nation a, dans le même contexte, abordé la situation sécuritaire dans la région du Sahel, déclarant que « la recherche d’une paix durable dans cette région ne peut reposer uniquement sur les réponses sécuritaires ». Il a précisé qu’elle devrait également s’accompagner d’un règlement des causes profondes des conflits et d’une coopération permettant de créer les conditions d’une stabilité durable.

Il a réaffirmé, à cette occasion, la constance de la position de l’Algérie sous la direction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans la défense des causes justes, « à leur tête les causes palestinienne et sahraouie ».

La jeunesse, une priorité stratégique

La participation algérienne aux travaux de Samarcande ne s’est toutefois pas limitée aux crises et aux conflits. Lors des travaux des commissions, tenus au premier jour de la conférence, la délégation a mis en avant l’expérience de l’Algérie en matière d’autonomisation des jeunes et de renforcement de leur participation à la vie politique et parlementaire.

Les représentants algériens ont souligné l’importance de poursuivre le soutien aux jeunes compétences, considérées comme un pilier essentiel de la construction d’un avenir plus stable et plus durable. Leur implication dans la vie publique et dans les processus de décision constitue, dans cette perspective, un enjeu majeur pour le renouvellement de la représentation politique et le renforcement de la participation citoyenne.

La question climatique a également occupé une place importante dans les échanges. Intervenant lors d’une session consacrée au renforcement de la capacité d’adaptation au changement climatique, aussi bien pour les générations actuelles que futures, le membre du Conseil de la nation Youcef Boukoucha a exposé l’approche algérienne en matière de protection de l’environnement.

Il a rappelé que la Constitution de 2020 a consacré la protection de l’environnement et intégré la dimension environnementale dans le développement économique. Elle prévoit également des dispositions relatives à la préservation de l’environnement et à l’exploitation rationnelle et durable des ressources naturelles au bénéfice des générations futures.

Youcef Boukoucha a également mis en avant la démarche engagée par l’Algérie pour diversifier son économie au-delà des hydrocarbures, à travers le développement d’alternatives non pétrolières et la promotion des énergies renouvelables. Une orientation qui, selon le représentant du Conseil de la nation, ne relève pas uniquement d’un choix économique ou environnemental. La protection de la santé des citoyens et la satisfaction de leurs besoins fondamentaux à partir de ressources propres et durables constituent également des droits humains essentiels.

A travers sa participation à cette conférence mondiale, l’Algérie a ainsi défendu une approche articulée autour de plusieurs priorités : universalité du droit international, protection des populations et des jeunes en période de conflit, règlement durable des crises, notamment au Sahel, ainsi qu’une plus grande participation de la jeunesse à la vie publique et une adaptation aux changements climatiques. Pour rappel, la conférence de Samarcande réunit des jeunes parlementaires de différents pays autour des enjeux liés aux droits de l’homme, à la justice et à la dignité dans les périodes de crise. L’Algérie y participe avec une délégation conjointe représentant les deux Chambres du Parlement.



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