Conférence ministérielle des pays africains et nordiques à Alger
L’Algérie abrite, à partir de demain et jusqu’au 18 octobre courant, la 20e session de la Conférence ministérielle des pays africains et pays nordiques.
La tenue pour la première fois en Algérie de ce grand rendez-vous annuel de concertation et de dialogue, traduit le rôle pionnier de l’Algérie sur les plans régional et international. C’est ce qu’a indiqué, ce samedi, une source diplomatique au Jeune Indépendant.
Le 20e sommet ministériel Afrique-Europe du Nord enregistrera, selon la même source, une participation record avec des représentations de 30 pays, dont 20 ministres des Affaires étrangères. Cette réunion consultative constitue une opportunité pour aborder les problématiques et les défis communs en matière de paix et de sécurité, de coopération et de développement durable à travers des forums multilatéraux.
Organisée cette année sous le thème «Renforcement du dialogue sur la base des valeurs communes», cette conférence s’inscrit dans le cadre du dialogue institué en 2001 entre pays africains et pays nordiques sur les principaux défis contemporains de portée globale, en vue de promouvoir des approches basées sur le multilatéralisme
L’organisation de cet évènement permettra également à l’Algérie de mettre l’accent sur ses efforts consentis en matière de prévention et de résolution des conflits, et de souligner l’impératif pour la communauté internationale de soutenir davantage les initiatives visant la paix et la stabilité dans le continent.
Ce type de rencontres de consultation ouvre les voies de coopération et encourage l’établissement de partenariats répondant aux besoins et aux priorités africaines.
La 20e session ministérielle Afrique-Pays nordiques s’articulera sur trois grands axes, en plus d’un panel jeunesse, où la parole sera donnée aux jeunes africains pour discuter, en présence des ministres des Affaires étrangères, de leur perception de l’avenir de l’Afrique et de son développement.
Le premier axe est celui de la sécurité et de la paix en Afrique. Il s’agit de l’une des plus importantes questions qui sera débattue lors de cet évènement, et qui permettra à l’Algérie de mettre en avant ses positions et sa vision concernant la paix et la stabilité en Afrique, qui consacre les efforts aux défis du développement socio-économique.
Le rôle stabilisateur de l’Algérie sera également mis en valeur, ainsi que son expérience dans le règlement pacifique des conflits, qui pourra être une base solide pour tout travail visant à renforcer la paix et à mettre fin aux crises.
Dans ce contexte, il convient de rappeler que l’Algérie avait œuvré à mettre en place les bases de la paix au Mali, en rassemblant toutes les parties maliennes concernées par la guerre civile qui avait ravagé le pays. La signature, le 15 juin 2015, de l’Accord d’Alger, ou l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, avait couronné les efforts déployés par la diplomatie algérienne lors des rounds de négociations menées à Alger entre la République du Mali et la Coordination des mouvements de l’Azawad. L’Algérie avait également lancé plusieurs initiatives et proposé sa médiation pour le règlement de plusieurs crises, entre autres, ukrainienne, soudanaise et récemment nigérienne.
Le deuxième volet sera consacré au développement du partenariat entre pays africains et pays nordiques, dans l’objectif d’asseoir un réel partenariat gagnant-gagnant basé sur l’investissement et la création des opportunités de développement dans tous les domaines.
Le dernier axe concerne le partenariat multilatéral, notamment sur le plan international, permettant de créer des blocs de soutien afin de porter la voix de l’Afrique dans les instances internationales. Ce point serait important au vu des efforts de réformes que connaîtraient l’organisation des Nations Unies et surtout le Conseil de sécurité, dans l’optique d’obtenir un siège permanent pour l’Afrique.