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Nationale

Conférence européenne du soutien au peuple : Pour que la lutte continue

Conférence européenne du soutien au peuple : Pour que la lutte continue

C’est durant deux jours, les 21 et 22 octobre, que s’est tenue à Paris, à Vitry-sur-Seine exactement, la 42e Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui pour recouvrer son droit à l’autodétermination.

En réalité, ce n’est pas tout à fait une coordination européenne mais plutôt internationale, puisque nous trouvons des représentants algériens, en la personne de Salah Goudjil, sénateur, Saïda Brahim Bounab, députée, ou encore Abdelhamid SiAfif, député et président de la commission des affaires étrangères à l’APN, Mohamed Ould Mouloud, président de l’UFP en Mauritanie, deux ambassadeurs africain et sud-américain, la représentante d’une association péruvienne…

Des interventions ont eu lieu durant cette rencontre et elles étaient les unes comme les autres très émouvantes, comme celle de Khatri Addouh, président du Conseil national de la RASD, du célèbre avocat Gilles Devers, qui a pu contre vents et marées défendre 6 mois durant et arracher à la Cour suprême européenne l’arrêt qui annule tous les accords passés entre les pays européens et le Maroc sans le consentement du représentant du peuple sahraoui qui n’est autre que le front Polisario, ou encore Maître Ingrid Metton, avocate des prisonniers sahraouis de Gdeim Izik.

« Nous organisons cette conférence chaque année et cela depuis l’invasion du Sahara occidental par le Maroc et la création de la RASD», nous dit Nicole Gasnier, secrétaire générale de l’association des Amis de la RASD.

Elle ajoute : «Pour cette année, notre intention est d’essayer de sortir de cette conférence avec des choses très concrètes. Cela fait 42 ans que ça dure et c’est très long. Il y a une espèce d’endormissement au niveau de l’ONU qui est chargée de ce problème puisque c’est un problème de décolonisation.

Nous comptons cette fois-ci faire réagir le Conseil des droits de l’homme à Genève sur un autre droit qui n’a pas été jusqu’à maintenant évoqué et qui est le droit international humanitaire. C’est ce que régissent les conventions de Genève et ceci reste un axe très important pour nous, car ces deux droits s’appliquent sur les territoires occupés et c’est le cas du Sahara occidental.»

Notre interlocutrice ne s’arrête pas là et précise que juste avant l’arrêt de la Cour de justice européenne le Maroc était une puissance administrante de facto.

Alors que dans ce fameux arrêt il est bien établi que le Maroc n’est pas une puissance administrante, il n’a pas concrètement dit que c’est une puissance occupante, mais il a été dit que le Sahara est bel et bien séparé et distinct. La secrétaire de l’association des amis de la RASD reconnaît que la ‘’bagarre ‘’ n’est pas finie.

De ce fait, Nicole Gasnier insiste sur le fait que la lutte, bien que pacifique, doit continuer. «Nous savons que c’est long et nous n’allons pas baisser les bras. Le peuple sahraoui lutte pacifiquement et ceci est un exemple pour nous tous».

En écoutant Khatri Addouh, président du Conseil national de la RASD, nous savons très bien qu’il lance un appel en direction des peuples européens. Il dira du haut de l’estrade : « Il faut mettre l’opinion européenne devant la réalité.

Ce sont les lobbys occidentaux qui travaillent pour le Maroc et non pas l’inverse». Il expliqua cette notion en déclarant : «Le Maroc n’est puissant ni économiquement ni politiquement pour exercer un quelconque lobby sur les Européens.

Par contre, il utilise le chantage avec la drogue et ses narcotrafiquants qui sont en contact permanent avec les services de sécurité marocains. Il utilise également le trafic humain et le terrorisme.

Quant à son économie, il fait à chaque fois appel aux monarchies du Golfe pour relancer sa monnaie». Quant à l’avocat qui a défendu brillamment la cause sahraouie à la Cour suprême européenne qui a annulé tous les accords commerciaux passés entre les pays européens et le Maroc sur les produits en provenance du Sahara occidental, il a reçu une ovation en se présentant sur l’estrade pour prononcer son discours et rappeler le laborieux travail effectué pour arriver à ces résultats.

« Le 21 décembre 2016, la Cour de justice européenne a bien signalé par son arrêt qu’il existe deux territoires distincts et séparés par une frontière, à savoir le Maroc et le Sahara occidental «.

Il lança : « Je m’adresse aux dirigeants européens. C’est un comportement de brigands et de voyous que vous êtes en train d’adopter».

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