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Nationale

Conférence de presse d’Ahmed Ouyahia:« Pas de dissolution de l’APN »

Conférence de presse d’Ahmed Ouyahia:« Pas de dissolution de l’APN »

La crise qui bouscule l’Assemblée populaire nationale depuis plus d’une semaine et dont l’acteur principal est son président Said Bouhadja, est incontournable dans les programmes de la classe politique.

C’est en fait le secrétaire général du RND (Rassemblement national démocratique) Ahmed Ouyahia qui s’est exprimé ce samedi à Alger lors d’une conférence de presse en marge de la Conférence nationale de la femme de son parti, où il a indiqué clairement qu’il n’y aura pas de dissolution de l’APN.

Selon Ouyahia, le pays ne passe pas par une crise nécessitant de dissoudre l’Assemblée. Il s’agit, enchaîne-t-il, d’un problème entre le président de la chambre basse et les députés. Le SG du RND et également Premier ministre a affirmé que la Présidence n’est pas censée intervenir pour régler la situation de congestion régnant actuellement au sein de l’APN, soulignant qu’il s’agit d’un conflit interne que la Constitution ne prévoit pas. Il a précisé que ces problèmes n’impacteront pas le respect des rendez-vous électoraux et que l’échéance présidentielle aura lieu au mois d’avril 2019 comme prévu.

Toutefois, Ouyahia souhaite que cette situation de blocage connaisse très prochainement un dénouement « serein », espérant que le président de l’APN ne s’aventurera pas plus que cela dans la congestion politique. Or, Bouhadja s’entête et persiste dans sa position de refus de se soumettre à la demande d’une majorité de députés de démissionner de son poste.

Ouyahia a évoqué, entre autres questions d’actualité, la « sortie mal perçue » de l’ancien ambassadeur français à Alger Bernard Bajolet. Ce dernier avait usé, dans les pages de son dernier ouvrage, Le soleil ne se lève plus à l’Est, de propos malveillants et déplacés à l’encontre du président de la République. A ce sujet, le Premier ministre a estimé que les déclarations de Bajolet ne visent que « la démolition » des relations entre l’Algérie et la France.

Le SG du RND, tout en qualifiant le livre en question d’« un torrent de haine » contre l’Algérie, a considéré que l’ex-patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a été « un accident » de l’histoire dans les relations algéro-françaises, avant de conclure le sujet Bajolet en disant qu’« il a déversé son fiel ; les chiens aboient, la caravane passe ».

Par ailleurs, le Premier ministre a affirmé qu’il n’y a aucune crise entre Alger et Paris, soulignant que l’Algérie applique le principe de réciprocité dans ses relations diplomatiques. Selon lui, il a été constaté que les autorités françaises traitent les demandes de visa déposées par les Algériens « d’une certaine manière », et décident de ne pas assurer la sécurité et la surveillance de la représentation algérienne à Paris. Devant une telle attitude, ajoute Ouyahia, l’Algérie ne pourrait rester indifférente et opte systématiquement pour la réciprocité.

En réponse à une question relative aux changements ayant touché récemment plusieurs commandements importants de l’Armée nationale populaire, le conférencier a tenu à tirer les choses au clair, déclarant que ces changements opérés par le président de la République, chef suprême des forces armées, sont routiniers et n’affectent en rien la stabilité de l’Armée.

Le secrétaire général du RND a estimé que les événements du 5 octobre 1988 n’étaient nullement le début d’un processus démocratique mais celui d’une “anarchie” ayant poussé le pays à aller vers un “terrorisme barbare”, causant la mort de milliers d’Algériens.

Il a ajouté que ces événements “n’étaient pas spontanés mais entraient dans le cadre d’une manipulation et un complot politiciens”, donnant pour preuves ’’son annonce, trois jours plus tôt, suivi d’un désarmement des forces de police’’, affirmant qu’il viendra un jour “où tout sera écrit sur ces événements douloureux ayant endeuillé l’Algérie tout entière”.

Ouyahia a, à cette occasion, évoqué le 15e anniversaire du référendum du 29 septembre 2005, par lequel le “peuple souverain”, a adopté la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, rendant hommage au président de la République Abdelaziz Bouteflika pour avoir promu cette réconciliation nationale.

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