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Nationale

Conférence de Berlin: Reprise de la médiation algérienne en Libye

Conférence de Berlin: Reprise de la médiation algérienne en Libye


Les regards des observateurs étaient braqués sur la capitale allemande où la communauté internationale tentait de trouver une issue au conflit fratricide en Libye vieux de neuf ans.
Les travaux de la Conférence internationale sur la crise libyenne, qui ont débuté ce dimanche après-midi à Berlin sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Allemagne, ont abouti à la nécessité de la relance du processus politique en Libye auquel sera associé l’Algérie. C’est ce qu’a appris le Jeune Indépendant auprès de délégations partcipantes. Au préalable, “les participants se sont mis d’accord sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu en Libye et d’imposer des sanctions aux parties qui ne le respecteraient pas”, a indiqué un diplomate présent à la reunion de Berlin contacté par téléphone.
Ce cessez-le-feu implique le recours à l’embargo sur les armes en vue d’éloigner le spectre de la guerre, de mettre fin aux ingérences militaires étrangères et de favoriser le processus politique, a-t-il ajouté.
Ce mécanisme international pour la mise en œuvre de l’accord de paix et la relance du processus politique sera soumis à l’approbation du Conseil de sécurité, a précisé le même responsable.
Le mécanisme prévoit notamment des rencontres mensuelles entre les membres des pays chargés de la médiation dont l’Algérie pour le règlement de la crise libyenne. Des groupes de travail seront mis en place et se réuniront deux fois par mois en Libye ou en Algérie et en Tunisie en vue de concrétiser la solution politique qui impliquerait un dialogue entre toutes les factions libyennes, selon la même source.
La conférence de Berlin a réuni le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, les cinq Etats membres permanents au Conseil de sécurité onusien (Etats-Unis d’Amérique, Russie, Chine, Royaume-Uni et France), ainsi que la Turquie, l’Italie, l’Egypte, les Emirats arabes unis et la République du Congo qui préside le Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la crise libyenne.
Après la prise d’une photo de groupe, les chefs et représentants des Etats participant à cette conférence ont tenu une réunion à huis clos qui devrait aboutir à une feuille de route visant à mettre fin à la crise libyenne et à instaurer la paix dans ce pays.
Les recommandations de cette conférence comptent six axes ayant trait essentiellement aux dimensions de la crise libyenne qui connaît une escalade inquiétante depuis avril dernier.
Il s’agit essentiellement de la cessation des hostilités, de la consécration d’un cessez-le-feu durable, de l’interdiction des armes, de la réforme des secteurs sécuritaire et économique, du retour au processus politique et de l’application du Droit international humanitaire.
Invité par la chancelière allemande Angela Merkel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est arrivé samedi soir à Berlin pour prendre part à la conférence internationale sur la Libye. 
Cette réunion constituera une occasion pour l’Algérie de réitérer son appel au retour au calme en Libye, au lieu d’être un espace pour les règlements de comptes et la défense des intérêts étroits de certaines parties.
L’Algérie demeure attachée à la même approche vis-à-vis de la crise libyenne, reposant sur la non-ingérence dans les affaires internes des Etats et prônant le retour au dialogue entre les frères belligérants afin d’aboutir à une solution politique durable, en pleine escalade sécuritaire qui persiste depuis avril dernier.
Au siège de la Chancellerie allemande où se dérouleront les travaux, les participants se pencheront sur les voies et moyens de trouver une issue urgente à la crise libyenne qui a pris une dimension internationale avec un conflit qui dure depuis plusieurs années entre des protagonistes qui se disputent la légitimité et la souveraineté.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé récemment la communauté internationale à soutenir la conférence de Berlin, exhortant les belligérants en Libye à confirmer la cessation des hostilités. Les engagements pris à Berlin seront-ils tenus ? Dans le meilleur des cas, la conférence de Berlin sera un modeste pas en avant dans les efforts pour mettre fin à la guerre et stabiliser le pays et permettra à la diplomatie algérienne de se repositionner dans un conflit qui constitue une vraie menace pour sa sécurité. 

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