Conférence africaine des start-up : L’innovation verte pour les porteurs de projets
Un programme de formation algéro-africain dédié aux jeunes porteurs de projets innovants dans l’économie verte a été lancé, ce lundi à Alger, à l’occasion de la tenue de la 4e édition de la Conférence africaine des start-up (ASC 2025). Initiée par le Conservatoire national des formations environnementales (CNFE), sous la tutelle du ministère de l’Environnement et de la Qualité de vie, cette initiative vise à accompagner la nouvelle génération africaine d’entrepreneurs écologiques et à renforcer leurs compétences en innovation verte.
Le lancement de cette formation intervient à l’occasion d’une conférence internationale sur l’innovation verte et l’accompagnement des start-up environnementales, présidée par la ministre de l’Environnement et de la Qualité de vie, Kaouter Krikou, qui a salué cet « espace scientifique participatif » réunissant créativité et ambition des jeunes du continent dont les idées sont aujourd’hui concrétisées, a-t-elle dit, dans des entreprises émergentes capables de suivre les évolutions technologiques et numériques mondiales.
La ministre a souligné, dans son allocution, que l’Algérie s’est engagée dans le renforcement de l’innovation environnementale face aux défis climatiques et à la croissance démographique, mettant en place de multiples programmes pour soutenir les jeunes entrepreneurs. Elle a indiqué que ces efforts concernent notamment l’économie verte, la gestion intégrée des déchets, les énergies renouvelables et les technologies propres, autant de secteurs qu’elle a qualifiés comme étant des leviers essentiels pour un développement durable.
Mme Krikou a insisté sur le rôle du ministère dans la concrétisation de cette démarche, à travers les institutions placées sous sa tutelle, en particulier l’Institut national des formations environnementales. Celui-ci assure la formation et l’accompagnement des start-up innovantes, tout en contribuant au renforcement du cadre réglementaire nécessaire à la mise en place de solutions destinées à protéger les ressources naturelles et à améliorer la qualité de vie, visant ainsi à bâtir une économie diversifiée, compétitive et durable, où les technologies propres constituent un moteur central, a fait savoir la ministre.
Grâce aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, « l’Algérie s’impose aujourd’hui comme un modèle dans l’accompagnement des jeunes engagés dans des projets environnementaux, ayant adapté son arsenal législatif et réglementaire pour ouvrir la voie à un développement durable, en phase avec les aspirations des jeunes en Algérie, en Afrique et au-delà », a déclaré Mme Krikou.
Dans cette dynamique, le nouveau programme de formation algéro-africain, mis en œuvre en coordination avec le ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Microentreprises, ambitionne d’encourager l’entrepreneuriat environnemental et de perfectionner les compétences des jeunes innovateurs africains, et ce en les intégrant dans les structures de l’Institut national des formations environnementales.
En marge de cet événement, la ministre a également rencontré le vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, Ousmane Dione. Les discussions ont porté sur les perspectives de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine environnemental et sur le soutien aux initiatives destinées aux start-up actives dans l’économie verte et l’innovation durable.