Concours d’accès à la formation spécialisée : Plus de 900 candidats en lice
Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a lancé, ce samedi, les épreuves du concours national d’accès à la formation spécialisée. Avec plus de 900 candidats en lice pour 400 postes, le secteur réaffirme sa volonté de professionnaliser ses effectifs pour répondre aux nouveaux enjeux sociaux.
C’est dans une ambiance studieuse que le Centre national de formation des personnels spécialisés (CNFPS) de Birkhadem a accueilli les premiers postulants pour entamer les premières épreuves. Pour cette session 2026, l’enjeu est de taille : recruter et former la future garde de l’intervention sociale à travers sept corps de métiers. Avec 919 candidats en lice pour 400 postes pédagogiques, la sélection s’annonce rigoureuse, reflétant l’exigence croissante d’un secteur en pleine mutation.
Derrière cet événement administratif, se cache une vision stratégique claire. Selon un communiqué officiel du ministère de tutelle, ce concours est l’un des piliers d’une « dynamique de réforme » profonde. L’objectif affiché est double : renforcer l’encadrement par une ressource humaine hautement qualifiée et moderniser les méthodes d’intervention auprès des catégories vulnérables.
En investissant dans la formation spécialisée, le secteur cherche à attirer une « élite de compétences » capable de s’adapter aux transformations sociales rapides. Cette démarche s’accompagne d’une volonté d’extension du réseau institutionnel, avec la création prochaine de nouvelles structures et de centres spécialisés à travers le territoire national.
Pour assurer une couverture géographique équilibrée et offrir les mêmes chances à tous, le concours se déploie simultanément ces 18 et 19 avril sur quatre pôles régionaux : Alger, Constantine, Saïda et Biskra. Ce maillage stratégique permet de rapprocher les centres d’examen des candidats venus des quatre coins du pays.
Le ministère a insisté sur la rigueur de l’organisation. « Tous les moyens humains et matériels ont été mobilisés pour garantir le respect des normes pédagogiques et assurer l’égalité des chances », précise le communiqué. Les espaces d’examen ont été spécialement aménagés pour offrir aux candidats un environnement propice à la performance.
La compétition ne s’arrête pas là. Les candidats qui franchiront avec succès la barre de la moyenne aux épreuves écrites seront convoqués pour la phase décisive des entretiens oraux, prévue les 16 et 17 mai prochain. À l’issue de ce processus rigoureux, les lauréats intégreront les cycles de formation spécialisée, devenant ainsi les futurs piliers d’un service public que le secteur souhaite plus efficace, plus humain et plus performant.