Concessions agricoles à Ghardaïa : Lorsque les assiettes foncières se font rares – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Concessions agricoles à Ghardaïa : Lorsque les assiettes foncières se font rares

Concessions agricoles à Ghardaïa : Lorsque les assiettes foncières se font rares

Dans le but de l’élargissement de la base productive à travers la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage initié par la circulaire ministérielle 108, du 23 février 2011, visant la mise en valeur du foncier par la concession, les pouvoirs publics ont pris certaines mesures qui s’imposaient, en agissant de sorte que toute demande exprimée par les populations puisse être satisfaite correctement.

Ceci à travers nombre d’actions tels le renforcement et le développement continuel du secteur agricole étatique, la mise sur pied d’un secteur agricole individuel et coopératif, l’aide accrue à la petite et moyenne paysannerie, et enfin, la création de nombreuses structures d’appui à la production agricole.

L’objectif recherché à travers toute cette démarche, à savoir l’atténuation de la dépendance alimentaire, n’a pu être jusqu’ici que faiblement atteinte à la wilaya de Ghardaïa. La plupart des produits consommés continuent en effet, d’accuser un certain retard en matière de production.
Les raisons ? Elles sont aussi multiples que variées, selon de nombreux acteurs dans la filière à Ghardaïa interrogés par le Jeune Indépendant. Elles vont des contraintes naturelles (sécheresse surtout), manque d’eau, à celles bureaucratiques, en passant les insuffisances telles la faible modernisation de l’agriculture, la réticence des agriculteurs à adopter de nouvelles méthodes culturales, l’absence de systèmes modernes d’irrigation et la faiblesse du soutien logistique aux unités de production. Ces entraves ne facilitent pas la reprise en main de l’activité agricole.

Si des débuts de réponse ont été légèrement apportés, durant les années passées,  il reste cependant que d’autres facteurs contraignants nécessitent d’être résolu pour que les mesures de redressement de l’agriculture aient toute son efficacité, estiment ces spécialistes.

Il s’agit ‘abord celle de respecter les lois étatiques en vigueur,  d’éradiquer toute forme de bureaucratie, l’attribution de nouvelles parcelles agricoles dans le cadre de la loi 18/83  et l’accroissement des superficies cultivables, tant il est vrai que les franges de terres actuellement exploitées ne peuvent objectivement nourrir une population sans cesse en augmentation.

« L’accroissement de la population locale, la rareté des assiettes foncières agricoles et le rétrécissement des superficies agricoles utiles à cause de l’envahissement du béton, de l’abandon de milliers d’hectares par les agriculteurs, et de l’avancée du désert, exigent nécessairement un nouveau et ambitieux programme de mise en valeur de nouvelles terres particulièrement en zones désertiques », a affirmé un ingénieur agronome  au sein de la direction agricole de la wilaya.

C’est dans cet esprit d’ailleurs, que la loi du 13 août 1983 relative à l’accession à la propriété foncière agricole a été adoptée et mise en application à travers de nombreuses wilayas du Sud. Outre qu’elle a été accueillie avec satisfaction par de nombreuses agriculteurs Ghardaouis, sans terre, qui désirent posséder leur propre parcelle et par ceux qui exploitent déjà des terres agricoles depuis des dizaines d’années, sans avoir curieusement obtenu à ce jour, le moindre acte de propriété de leur parcelle agricole. C’est le cas de la coopérative Agricole des Frères, Daddi ouameur, qui œuvre depuis plus de 20 ans, au secteur de  l’Intissa.  « Pourtant, cette loi est venue conforter des initiatives louables de mise en valeur dans ces régions éloignées du Sud », selon ces producteurs agricoles qui se sont vite rendus compte que l’agriculture peut se pratiquer en dehors des oasis déjà existants, sur des terrains dénudés qu’il est possible d’exploiter à condition qu’il y ait des apports suffisants d’eau et la volonté de lutter contre les caprices de la bureaucratie.
 A ce propos, ce jeune Ex chaudronnier, amoureux de la terre, M. Bachir Daddiouamer, âgé de 29 ans, révèle que  « pour subvenir à l’autosuffisance alimentaire de ma commune, je me suis présenté auprès de la direction des services agricoles de la Wilaya de Ghardaïa, sollicitant une parcelle de terrain dans le cadre de la mise en valeur, il m’a été signifié  que l’octroi des parcelles de terrains agricoles est suspendu en attendant la promulgation de nouvelles mesures ». 

Ces initiatives ont été mal appréhendées par certaines responsables locaux et par certaines institutions administratives telles que les Domaines, à cause principalement  de l’absence de cadre juridique adéquat et pour bien d’autres considérations «personnelles».

A un autre niveau, et de par les regroupements de populations qu’elle doit provoquer dans les zones mêmes de mise en valeur, la loi sur l’accession à la propriété foncière agricole s’avère aussi être justement une parfaite contribution à l’autosuffisance alimentaire, à l’aménagement du territoire qui, dans le sud du pays, soulignent les spécialistes.

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