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Comprendre la ménopause et l’andropause

Comprendre la ménopause et l’andropause

Avec le vieillissement, la régulation de l’axe HPG (l’axe Hypothalamo-Pituito-Gonadique est le principal responsable de la production d’hormones sexuelles) se déstabilise, menant ainsi à un arrêt complet chez la femme ou partiel chez l’homme de la production d’hormones sexuelles. Dans le cas de la femme, la ménopause correspond à l’arrêt de la fonction folliculaire de l’ovaire, c’est-à-dire que l’ovaire a épuisé la quantité d’ovocytes disponibles.

En effet, chez la femme, l’ovogenèse, soit la production d’ovocytes, ne se produit qu’au niveau embryonnaire, contrairement à l’homme chez qui la spermatogenèse se poursuit toute la vie. Ainsi, chaque femme débute sa vie avec un pool ovarien, et c’est cette quantité d’ovules qui déterminera à quel moment se déclenchera la ménopause. Lorsque tous les follicules ont été utilisés, la production d’hormones sexuelles cesse dans la gonade.

Chez l’homme, bien qu’il puisse se produire au niveau hypothalamique ou pituitaire, le dérèglement se produit majoritairement dans le testicule qui perd de son efficacité à produire de la testostérone avec l’âge. En effet, dès la troisième décennie de vie, la production de testostérone commence à diminuer lentement. La déficience en androgènes chez l’homme se produit donc graduellement par rapport à la femme. Toutefois, comme la rétro-inhibition est aussi diminuée chez l’homme, les quantités de gonadolibérine et de gonadotrophines sont augmentées. Bref, ce sont à ces changements endocriniens que sont dues les principales manifestations symptomatiques associées à la ménopause et à l’andropause.

Les symptômes de la ménopause
Tout d’abord, les symptômes de la ménopause sont plus facilement identifiables, autant par la personne qui en fait l’expérience que par le professionnel de la santé qui doit poser un diagnostic. D’abord, les professionnels de la santé, en considérant l’âge de la patiente, pensent à la ménopause dès les manifestations de certains symptômes dans la période de la périménopause, soit la période où la fonction folliculaire de l’ovaire est grandement diminuée, mais pas encore complètement interrompue.

Les symptômes associés sont une irrégularité menstruelle, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des difficultés du sommeil, de l’irritabilité, des sautes d’humeur, des difficultés de concentration, des pertes de mémoire, un gain pondéral au niveau abdominal, de l’ostéoporose, une diminution de la libido ainsi que de la sécheresse vaginale.

Par contre, le diagnostic officiel de ménopause se pose lorsqu’une femme a une période d’aménorrhée de 12 mois consécutifs, soit l’arrêt des menstruations pendant une période d’un an. Toutefois, étant donné que l’arrêt de la production d’estrogène et de progestérone est brusque et ces manifestations très évidentes, il y a très peu de chances de poser un mauvais diagnostic ou de commencer une hormonothérapie non nécessaire. La seule exception à ceci étant les cas de ménopauses précoces qui sont parfois confondus au premier abord avec une grossesse.

Les symptômes de l’andropause

Pour l’homme, le tableau est très différent puisque le déficit en androgènes s’installe graduellement. Toutefois, ce déficit, quoiqu’il constitue un phénomène normal associé au vieillissement, n’affecte pas tous les hommes au même degré d’intensité. Ainsi, le terme andropause n’est pas vraiment approprié dans ce cas, car contrairement à la ménopause, il ne s’agit pas d’un arrêt complet de la fonction endocrine testiculaire, mais bien d’une diminution de cette dernière.

Les spécialistes de la santé ont donc préférentiellement choisi d’utiliser les expressions « déficit androgénique lié à l’âge »  (DALA) ou encore « syndrome de déficit en testostérone » (SDT) qui conviennent mieux à la condition inhérente.

En effet, chez les hommes, la quantité de testostérone produite par les gonades commence à diminuer à partir de la troisième décennie de vie à un rythme d’environ 1 à 2% par année. Toutefois, cette apparition graduelle du déficit a aussi des répercussions négatives puisqu’elle complique grandement le diagnostic par les professionnels de la santé.

Même s’il a été établi qu’une diminution de la fonction endocrine testiculaire s’installe graduellement chez tous les hommes, une diminution de la quantité de testostérone n’est pas suffisante pour permettre de diagnostiquer et d’envisager l’utilisation d’une hormonothérapie.

Néanmoins, puisque les symptômes du DALA se manifestent progressivement, l’individu ne perçoit pas nécessairement ces changements avec clarté ou n’en fait simplement pas mention à son médecin. Ce dernier doit donc être en mesure de cerner une constellation de symptômes physiques et psychologiques chez un patient dont l’âge laisse suggérer ce diagnostic et qui ne se sent pas nécessairement moins en santé qu’auparavant. Voici certains de ces symptômes : diminution de la libido, dysfonction érectile, insomnie, dépression, irritabilité, sautes d’humeur, problèmes de concentration, perte d’énergie ou de force musculaire, gain de poids viscéral, perte de masse musculaire et gynécomastie.

L’ensemble de ces symptômes peut se traduire par une altération de la qualité de vie et une dégradation du rendement professionnel. De plus, étant donné que cette condition n’est connue que depuis peu de temps, certains professionnels ne possèdent pas toutes les connaissances requises et, par le fait même, ne pensent pas toujours au déficit androgénique et attribue ces symptômes à d’autres problèmes de santé comme la dépression majeure ou encore l’hypothyroïdie.

Ainsi, certains passent à côté du diagnostic, par exemple, parce qu’ils ne mesurent que le taux de testostérone sanguin total. Il faut savoir qu’avec l’âge, il y a une quantité augmentée de globulines de fixation des hormones sexuelles (Sex-hormon Binding Globuline ou SHBG), une protéine à laquelle est fixée la presque totalité de la testostérone voyageant dans la circulation sanguine.

Or, comme la testostérone sous forme libre, soit celle non fixée à la SHBG, est diminuée, la biodisponibilité de la testostérone, c’est-à-dire la capacité de diffuser dans les tissus du corps, est diminuée. Alors, bien qu’il n’y ait pas un manque global de testostérone, le manque partiel peut être suffisant pour occasionner les symptômes d’un déficit.

Quelles différences entre l’andropause et la ménopause ?
Andropause et ménopause sont liées à un phénomène hormonal. Mais tandis que la ménopause implique les hormones estrogènes, c’est la testostérone qui marque l’andropause.

De même, alors que dans la ménopause les ovaires se mettent au repos, impliquant un arrêt progressif et définitif de la production d’œstrogène, dans le cas de l’andropause la fabrication de la testostérone est seulement ralentie. Autre différence, la ménopause signe l’arrêt de la fertilité, ce qui n’est pas le cas chez l’homme avec l’andropause. Enfin, l’andropause affecte peu d’hommes, tandis que les symptômes de la ménopause touchent de très nombreuses femmes.

Qui sont les hommes concernés par l’andropause ?
Comme les femmes, le risque d’andropause augmente avec l’âge et touche des hommes âgés entre 45 et 65 ans. Mais si tous les hommes voient naturellement leur production de testostérone diminuer progressivement au fil du vieillissement, tous ne souffriront pas de symptômes importants, lesquels sont d’ailleurs controversés, car ils peuvent aussi être le reflet de certaines maladies (dépression, trouble vasculaire, obésité…), voire de mauvaises habitudes de vie (alimentation déséquilibrée, sédentarité, alcool…).

Quels sont les facteurs de risque de l’andropause ?
Parallèlement, certains facteurs de risque sont suspectés car associés à un faible taux de testostérone : Surpoids et obésité abdominale – Diabète – Excès de cholestérol – Syndrome métabolique – Prise de certains médicaments (antipsychotiques, antiépileptiques, narcotiques) – Consommation excessive d’alcool – Stress chronique – Maladie chronique – Maladie du foie.

À noter que si l’andropause est associée au syndrome métabolique, elle pourrait constituer un facteur de risque cardiovasculaire. À l’appui, une étude récente montre que l’andropause est quatre fois plus fréquente chez les hommes atteints d’insuffisance cardiaque.

On ne le répète jamais assez ! Il faut changer son quotidien pour des habitudes plus saines : bouger, manger sainement, bien dormir… Mais qui suit ces conseils parfaitement ?

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