Commerce informel à Béjaïa : Saisie de plus de 2 quintaux de poulet avarié
Les services de sécurité et les agents de contrôle de la direction du commerce et de la promotion des exportations (DCPE) de la wilaya de Béjaïa ont intensifié la lutte contre les circuits commerciaux illégaux. Ils ont multiplié les interventions ces derniers jours, aboutissant à la saisie de 228 kg de viande de poulet avariée (poulet haché, abats, cuisses, poitrines et carcasses) par les agents de la police d’urbanisme et de protection de l’environnement (PUPE).
Ces derniers ont agi en collaboration avec les agents de contrôle de la direction du commerce (DCP) et les vétérinaires de la direction des services agricoles (DSA) dans le cadre de la répression des fraudes et la lutte contre les mauvaises pratiques commerciales. « La saisie est intervenue après le contrôle de plusieurs bouchers et volaillers du centre-ville de Béjaïa », selon la cellule de communication de la sûreté de wilaya. « La marchandise, qui était exposée à la vente sans respect de la chaîne de froid et des conditions d’hygiène, a été saisie et confiée aux services concernés pour destruction », ajoute la même source. Une procédure réglementaire a été initiée à l’encontre du contrevenant.
Les contrôles ont, en outre, opéré la neutralisation d’un atelier clandestin de production de transformation de désinfectant à Bir Slam, commune de Béjaïa et à la saisie d’importantes quantités de produits de nettoyage contrefaits. L’une des opérations les plus marquantes s’est déroulée récemment, il s’agit de la découverte d’un atelier clandestin. C’est ainsi que « les agents de la 6e sûreté urbaine de la ville de Béjaïa ont saisi 1700 bouteilles d’esprit de sel, 84 bouteilles de grésil, 17 jerricans en plastique de 100 litres et 11 barils de 150 litres pleins d’esprit de sel, des bouteilles en plastique vides et des rubans adhésifs », a indiqué la cellule de communication de la sûreté de wilaya dans un communiqué, soulignant que cette opération a pour but de protéger la santé publique et de lutte contre le commerce informel.
Après une vérification administrative et réglementaire, l’atelier s’est avéré illégal et son propriétaire ne disposait pas d’agrément ou d’autorisation pour l’exercice de cette activité. L’individu a été arrêté et l’entrepôt a été scellé et une suspension immédiate de son activité. Une procédure réglementaire a été engagée à l’encontre du contrevenant pour création d’une activité classifiée notamment un atelier de production de détergents sans agrément et l’exercice d’une activité commerciale sans registre de commerce et sans respect des règles de sécurité liées à la manipulation de ces produits.
Dans une autre opération menée à Kherrata, les services de police ont mis la main aussi sur 22 kg de tabac à chiquer contrefait dans un entrepôt situé en bas d’un immeuble dans le centre-ville. « Deux individus, âgés de 21 et 58 ans, ont été interpellés, 2 kg de tabac à chiquer emballés dans 393 petits sachets en plastique et trois balances électroniques ont été saisis », indique encore la cellule de communication de la sûreté de wilaya.
La perquisition d’un garage, situé en face de l’immeuble et appartenant au fils de l’un des individus interpellés auparavant, a permis de saisir encore une autre quantité de tabac à chiquer estimée à 2002 kg en plus de 42kg de cendre et 1 grand sachet de tabac sous forme de feuilles sèches, un instrument mécanique de malaxage du tabac et une grande balance électronique. Une procédure réglementaire a été engagée à l’encontre des contrevenants pour « possession de tabac à chiquer contrefait, exercice d’une activité commerciale sans registre de commerce, exposition et commercialisation de produits contrefaits nocifs à la santé publique ».
A Akbou, les services de police, les agents de contrôle de la DCP et le vétérinaire de la commune ont saisi au cours d’une opération commune de contrôle ciblant trois bouchers et volaillers du centre-ville 146 kg de viande blanche et rouge avariée, 209 litres de lait ainsi que 92 boîtes de lait fermenté et 5kg de beurre impropres à la consommation. Une procédure réglementaire a été enclenchée à l’encontre des contrevenants.